dimanche 30 octobre 2011

Souvenir,Souvenir

Souvenir, souvenir...
Un livre mal rangé dans la vitrine d'un libraire et voilà toute une période heureuse de ma jeunesse qui se bouscule dans ma mémoire. Ce sont d'abord les dates qui me posent des problèmes. Il y a si longtemps!
Mon premier voyage hors de France, c’est facile : Ce fut pour découvrir la Grande Bretagne et c'était l'année ou Elisabeth 2 devint la reine de "l'Empire Britannique". En 1952 j'avais 14 ans. Depuis cette époque, il y eut en moyenne un voyage par an à travers l' Europe.Seulement je ne me souviens pas des dates, ni des trajets.Pour la suède, j'ai voyagé  en passant par Copenhague ou j’ai visité Tivoli avec un ami danois que j’avais connu en Angleterre. Puis après  la suède,ce fut l’Allemagne, l’Italie, la suisse, la Grèce, l’Espagne… Mais dans quel ordre ?

 j’ai connu l’auteur du livre de la vitrine l’année ou j’ai fait, par lui, la connaissance d’Ernest Hemingway.Cet ouvrage en vente à la librairie, il était en train de l'écrire lorsqu'il me le présenta  à Valencia , en juillet.
C'était une année avant le suicide d'Heminway. Nous étions à la plazza Del toro de Valencia, pour une représentation de Domingin ou d’Ordonez. Hemingway et Gil-Albert devaient si rencontrer pour parler de République et de Tauromachie ce qu’ils aimaient l’un et l’autre.
 Ils semblaient bien se connaître et depuis longtemps. Politiquement ils étaient du temps de la république..Depuis l’Amérique du sud avait été le refuge de Gil-Albert et son retour en Espagne n’avait été que tristesses et amertumes alors que le retours d’Hemingway qui redoutait le régime espagnol fut une simple péripétie.
J’avais été averti de la présence d’Hemingway par celui que j’appelais Don Juan,mais je ne savais pas que je serais placé entre ces deux hommes. A ma gauche il y avait Hemingway, à ma droite Gil-Albert. L’un répondit à mon anglais, te casses pas mon pot ! Je parle bien le français, t’as qu’à m’appeler Ernest !Et en guise de conversation, tous se passa  au-dessus de ma tête avec pour thème excusif les exploits de l’arène...

 Le torero n’avait pas leurs faveurs, Il n’était plus ce qu’il avait été. Ils furent outrés de voir partir une oreille du taureau.

jeudi 16 décembre 2010

Dogue de Bordeaux ?





Suis-je encore Français ? Ou suis-je devenu un Dogue de Bordeaux ?

Il n'y a pas si longtemps, le temps ou ma grand mère vers 1879 réussissait son brevet, la France était un grand pays sur la planète. Les jeunes gens instruits étaient demandés partout dans le monde pour instruire les élites , enseigner la philosophie et les sciences aux autres Nations, pour parler de Grandeur et de Liberté . Nos armées protégeaient de ses soldats les horreurs causées aux autres par l'absence de culture , ou par l'immobilisme des sociétés matriarcales ou celui, lucide, des grandes civilisations chinoises, à ce qu'il paraît.

Il y a aujourd'hui des français fils d’émigré, il y a des français des îles, des français musulmans, des français d’origine étrangère, des religieux, des laïques, cette diversité est une richesse pour notre culture. C'est maintenant à notre tour d'aller chercher la science , le zéro, et les produits non seulement exotiques, de par le monde.

Les Dogues de Bordeaux ont été sauvés de l’extinction en 1972. Ils sont plein de respect pour moi et s’effacent lorsque nos chemins se croisent sur un trottoir. Je suis poli avec eux et ils me le rendent bien. Ils sont même affectueux et protecteurs.
Ce n’est pas le cas des français récents. Eux, ils me bousculent fièrement ou me traitent de vieux débris. Certains se permettent de me faire un doigt d'honneur lorsque je porte ma contribution à l'hôtel des impôts. Je fais comme les Dogues, je passe mon chemin, je ne montre pas mon dentier.

Bien sur les Dogues de Bordeaux et moi nous avons des millénaires d’affinités. ils sont arrivés de l'est allant vers le pays ou le soleil va se reposer..Ils ont même attendu que ceux qui poussaient les barques vers le soleil, reviennent après avoir butté sur l’océan vers "Achill Island". Les Dogues de Bordeaux furent heureux de retrouver ceux dont ils n'avaient pas pu suivre les pirogues à la nage.
Les Dogues découvrirent que leurs compagnons savaient, à présent, faire des voiles de lin. Ces voiles permettaient d'aller sur l'eau avec moins de fatigue . Ils ramenaient aussi les légendes du Christ chantée par des moines que Patrick, l'exilé, avait instruit du coté de "Clew Bay" sur une colline. Leurs chants étaient beaux.

Ah Mahomet, si tu avais été gagner à "Tours"!
Tu nous aurais fait échapper aux prêches d'Urbain II, aux Templiers. Il n'y aurait pas eu de révolution, pas d'Empire Français, pas de guerres coloniales. On serait, si bien, resté entre nous avec les Dogues de Bordeaux.

Mais les Dogues de Bordeaux n'ont pas honte. Ils ne regrettent rien, même pas d'être si peu nombreux . Je suis comme eux, inconscient, trop gentil sans repentir. Je dois perdre la mémoire de ceux qui peuplent les cimetières heureux...

mercredi 13 octobre 2010

Misonéiste !



Je me souviens que vers l’âge de l’adolescence, mes fils avaient l'impression de glisser dans un flot temporel qui les emportait très loin du rocher ou par manque de courage, d'après eux, je m'accrochais peureusement comme un unionoide Je n'avais aucune notion de la réalité. Le monde lumineux n'éclairait plus ma route et je n'avais plus qu'à attendre de voir les merveilles qu'ils allaient me révéler. La littérature, les auteurs classiques, l'histoire et même la géographie n'étaient plus à la mode. Il n'y avait plus besoin de livre, le calcul mental était franchement rétrograde depuis l'invention du boulier, de la pascaline et de l'ordinateur. La physique elle même pouvait être résumé en quelques formules dans la mémoire d'une calculette H.P et redécouverte au fur et à mesure des besoins.
Malheureusement ces belles certitudes ne passèrent pas l'épreuve du bac.
Trente ans plus tard , les enfants n'ont pas changé : seul les vieillards pensent que les auteurs à minima ,sans aller trop loin dans le temps, peuvent être Camus, Sartre , Hemingway et pourquoi pas Lapouge ou Sagan après avoir lu,Daudet la comtesse de Segur ou Jules Verne.
Une fille de dix ans ne pense qu'aux Simpson et à "Michael" .Dans ses rêves, elle ne s'imagine pas maman, infirmière, docteur, ou libérant la France comme Jeanne d'arc, mais chanteuse ou championne d'un sport spectacle. Elle est maintenue en apesanteur par des flots d'applaudissement faisant voler des papillons de dollars tellement plus chargés de parfums et de couleurs écologiques que l'Euro
. Me voilà de nouveau représentant d'un passé qui ne laisse de place ni au présent ni au futur.
La musique indienne se glisse là ou le chant grégorien avait ses habitudes Les bûches de chênes éclairent la cheminée qui attend les châtaignes . Les Maéva de Clare Island accompagnent difficilement celles de Nosy Bohara ...
Et revient l'éternel recommencement avec les Oscar , Aloï ,Gédéon .
Om....Om...Om , fait le coeur le de l'Inde avec ceux qui doivent revivre .

lundi 8 mars 2010

KAMPONG SOM, CAMBODGE

SIHANOUKVILLE :




C’est à la saison des pluies que je le préfère . Une belle saison ou les temps de pluie garentissent de se reposer du grand soleil qui reste habituel pendant cette période. Le soleil pompe l’eau de la mer, le ciel se couvre de nuage, la vapeur se condense et le cycle recommence. Ce serait même la saison idéale pour les vacanciers s’il ne pleuvait que la nuit, ce qui est souvent le cas. Mais souvent le balcon de l’hôtel Mealy-Chenda n’est plus fréquentable sauf, si on le confond avec une cabine de douche d’où le regard permet de deviner entre les gouttes «Victory Beach» le jour et d’écouter, la nuit, rythmée par les gouttes, les musiques discrètes du J. Bar qui se dissolvent dans celles encore plus nombreuses des cafés de la«rue de la soif».
Huit jours de contemplation ininterrompue de larges gouttes peuvent, doivent permettre d’atteindre à la sagesse ?





"Victory Beach"est le nom du bord de mer de "Wheather Hill":


"Weather Hil" est le nom de la colline, qui domine en majesté le paysage entre le port et la ville. La colline doit son nom à la station météo qui y est installée sur " Elkareach Street". Cette station est elle-même surplombée par l’hôtel et casino "New Peak" derrière lequel j’ai failli acheter une toute petite villa, il y a quelques années, lorsque la neige et l' E.J.P d’ E.D.F me faisaient, dans mon petit village, regretter les moussons . De riches personnes y ont construit maintenant de magnifiques villa avec des piscines ou l’on aurait plaisir à se jetter.
Quant à la «rue de la soif» (c’est une rue sans nom que j’appelle ainsi pour rappeler la «rue de la Boue» très célèbre dans le quartier"down town"à l’époque des G.I.) c'est une concentration de boites, de bars, de restaurants, généralement tenus et fréquentés par des expatriés, qui s’éveille à la tombée du jour et se couche aux aurores. Dans les cinq dernières années, beaucoup de boites ont changé de noms, de propriétaires, de programmes. A mon dernier séjour, les survivants étaient " Le MOJO"»et son écran de cinéma , à l’autre bout de la rue sur le trottoir d’en face, "Le PAPAGAYO". Au milieu de la rue et de part et d’autre, le restaurant " La Koh Lyn" et le bar -dancing "Le Tropicana"…Tous les autres ont été vendus achetés, revendus plusieurs fois. Le Papagayo est devenu une «annexe cabaret» de la "Guesthouse" de même nom installée vers " Orcheuteal Beach", pôle "new-look de Sihanouke". Le Corner bar temporairement n’avait plus de propriétaire et le grand Rodolphe, avec son cuisinier malgache, s'était installé à Kep ou il tient un Hôtel ,avec bungalow, piscine et d' ou il régale toujours de sa merveilleuse cuisine que j’avais jadis connu à Majunga sur le canal du Mozambique. Il y concurrençait non seulement Madame Chabot mais aussi l’hôtel Piscine. L’hôtel piscine, fréquenté par Ratsiraka, Chirac et d'autres grands, a pour jeune propriétaire, bien apparenté, un parent proche de l’Assureur de mon village de six cent habitants. Le monde est petit…mon village est grand.
C’est au pied de " weather Hill" qu'il est possible de visiter "Snake House", avec ses serpents, son restaurant et sa boite de nuit ou il est particulierement attachant de voir de belles sirènes qui nagent rien que pour vous ou …vos dollars .
Récemment Snake House et " Airport" » ont associé leurs «managements». En 2008, la cuisine de l'Airport travaillait avec celle du Papagayo .


L' Airport se cherche et ne se trouve pas.Mais quand même, les œufs sur le plat façon Elstine sont à goutter et on y mange tranquillement bien, . La boite n’a pas l’air d’attirer les foules : l’imagination slave n’excite pas la sensibilité Khmer et mes talents de cinéaste ne traduisent pas l’originalité du lieu qui est pourtant bien réels. Les hélices de l' Antonov servent de ventilateur, La cabine du pilote est devenue l’antre du D.J. les sorties de moteur diffusent des brumes rafraîchissantes à la place des torrents chauds de kérosène brulés et une B.M.W coupée en deux parties, accrochées aux murs de part et d’autre de la salle peut servir à diffuser de la musique.
Devant la boite, la plage est propre, ratissée et une douche fraîche permet d’enlever son sable avant d’aller au restaurant ou de prendre le bateau pour visiter les îles. L’accès entièrement libre est protégé par des pseudo-détecteurs de métaux, mais il manque les scanners qu'on installe dans nos aéroport…l’imagination les remplace.
Sihanoukville pour les touristes, c’est surtout, pour encore quelques temps ,Orcheuteal Beach. Mais , depuis trois ans, un immense complexe ,qui ne manque pas d’allure, est en construction
vers Hawaï Beach.
Orcheuteal commence vers le "Golden Lion trafic circle"et va de Serenpidity jusqu’à Otres Beach.
Une bonne moitié des plages sont fermées pour cause de "développement" à la hauteur de la gigantesque et presque invisible usine de purification d’eau par les plantes qui alimente la cité. On avait parlé d’un terrain de Golf pour s’établir dans cette zone de développement:
L’an dernier la zone était envahie par de gigantesques et puissants moutons qui enfonçaient des poteaux en bétons dans le sable garnis d'eau .Ils faisaient vibrer "aux aurores "les touristes en train de se reposer de leurs nuits jusqu’à la "guesthouse Manakara",vers le Shiva ou j’ai quelques habitudes et plus loin encore.On devrait plutôt s’attendre à la construction de grands hôtels supplémentaires, façon Thaï.
Avant les travaux, une multitude de bar-restaurant et de spectacles assuraient tard dans la nuit l’animation de la plage. Il en reste une bonne moitiée. Le Shiva méne la danse, attirant les clients avec des feux d'artifices des jongleurs ou des cracheurs de feu et le nouveau venu, le Tahiti Beach, prend un essor certain grace à la gentillesse de son staff et au talent de sa cuisinière. Entre les deux : le paradis des joueurs de pétanque avec encore un excellent restaurant français qui ne fait pas de réclame. Ces lieux suffisent à me distraire… Je me souviens de mes "petits déjeuners "dont on peut voir en photo un exemple,servie , avec soins ,par une ex-employée du "Papagayo".

Pour les plus compliqués d'entre nous, d’excellents guides gratuites sont distribués dans les hôtels de Phnom Penh et de Sihanouk . Mais une balade dans les îles, des promenades en moto à la chute d’eau et au "Ream Park"(vers le futur et vrai aéroport, presque achevé) sont indispensables.
Les motos, il faut prendre le temps de s’asseoir à la terrasse d’un café et les regarder passer avant de les conduire :
Des feux tricolores ont été installés fin 2008, pour qu'ils soient respectés, il faut un bataillon de policier à chaque feu et l’usage de ces feux ne semble pas identique au notre. Sans gendarmes, les feux servent exclusivement de décors.
Les motos ont presque disparu à Bangkok, elles ont voyagés jusqu’à Saîgon ou elles s’accumulent, mais elles transitent et séjournent au Cambodge.
Il ne faut pas allumer ses phares dans la journée : l’amende est proportionnelle à l’idée que le policier se fait de votre richesse.
Sur 400 mètres de route on peut vous demander trois fois , ou plus, vos papiers.
Si un policier est au milieu de la route, il ne vous arrêtera peut être pas, mais si vous mettez vos clignotants ce n'est pas pour prévenir ceux qui sont derrière vous que vous aller changer légèrement de direction pour ne pas le heurter . C'est pour montrer que vous ne respectez pas l'ordre de se garer qu'il n'a pas encore donné. Attention si pour verbaliser il fait semblant de parler en anglais pour expliquer votre faute cela vous coutera trés chère, mais cependant moins chère que s’il essaye de parler le français.
Si vous avez loué votre moto pour une journée, on vous réclamera une licence qu'il faut quinze jours pour obtenir…il faut refuser de payer l’amende : ce n’est pas toujours facile, mais on peut laisser la moto, le loueur ira récupérer son bien et vous prendrez une moto taxi pour retourner à votre hôtel.
Seul le conducteur doit avoir un casque , les passagers en sont dispensés : On peut voir sur une moto de 100 cc , le chauffeur avec un casque, un enfant sur ses genoux ,et derrière lui, ses trois autre enfants, puis son épouse, son chien, sans aucune protection à la limite extréme du porte bagage. Il porte parfois ,en plus, d’énormes paquets et roule sur la partie gauche de la chaussée sous prétexte de prendre à 200 mètres une route arrivant sur la gauche de la voie principale.
Il ne faut jamais rouler trop à droite : la partie droite de la chaussée est divisée en trois, il faut rouler au milieu : à droite et à gauche, vous pouvez voir des motos qui vont dans le sens opposé du vôtre et plus d'un touriste, plus d'un résident se sont laissés surprendre.
Enfin, les animaux ne connaissent pas le code de la route.
En cas d’accident, une poignée de dollar est le seul argument qui vous empêchera d’avoir tort.
Tout peut changer, une nouvelle reglementation pour la circulation et le port du casque est à l'étude.

Mais l’air qui circule sous vos bras, passe sous votre casque, caresse votre poitrine, quel plaisir!

dimanche 28 février 2010

Ethologie écologiste


Les mois de Février d’autrefois :

Il ne faut pas retourner au moyen âge pour constater que la variété et l’abondance de ce que l’on trouve sur les «étales » des échoppes ou dans les rayons des « super marchés » n’a pas toujours existé et pas seulement pendant les périodes de guerre. Il fut un temps ou les nombreux produits que l’on peut y acheter de nos jours étaient introuvables ou sans prix.

Je me souviens avec émotion de ma première orange et aussi de ma première noix de coco que l’on m’avait suggéré de couver pendant trois semaines pour voir naître le petit singe qu'elle devait contenir. Grenades, bananes, dates ne figuraient que rarement dans les corbeilles de fruits, après celle de Noël. Quand aux raisins de février, aux prunes et aux cerises, il fallait y rêver pour des mois plus ensoleillés que l’on soit riche ou pauvre. On consommait avec appétit les productions de saison et pour beaucoup, les productions locales de saison.

Dans une famille à revenues correctes, les gens qui s’estiment « écologistes » devraient s’en souvenir, les productions remarquables de février en légumes, sans voyages intercontinentaux, consistaient en :

Endives, champignons, choux fleurs, cardons, topinambours, céleris, salsifis, et choux de Bruxelles. On peut trouver, comme viandes de saison, les gibiers. Quand aux poissons de février ce sont les esturgeons, les saumons, merlans, limandes et autres éperlans qui côtoient chez les bons poissonniers, les homards, les écrevisses, les huîtres et les moules.

Quand aux fruits, c’est encore l’époque de manger des poires et des pommes et il existe tant de variétés de ces deux fruits qu’il y a peu de chance de s’en lasser.

Avec les légumes de bases et les conserves, on pouvait se nourrir.

Attention la ligne, Voici trois déjeuners de février à titre d’exemple :

Un déjeuner « gras »: huîtres fraîches, bitokes à la russe, pigeons rôtis, dessert

Un déjeuner « maigre »: œufs sur le plat, écrevisses à la bordelaise, saumon sauce hollandaise, choux-fleurs au beurre, fromage

Un déjeuner de Réception : quatre hors-d’œuvre, rissoles de volailles, fricandeau à l’oseille, dinde rôtie, pâtée de foie gras, salade, diplomate au rhum, desserts.

Mon panier de l’an 2010 peut contenir en ce mois très particulièrement froid : Onze variétés de fruit en pleine saison de plus qu'il y a soixante ans tels que : ananas avocat, banane, citron, Kumquats, Mangues, Pomélos... Et peu de légumes supplémentaires, à l’exception du piment et de la chayotte.

L’écrevisse n’est plus de saison, de même que le homard . Ils seront plus gros en juillet et Août. Par contraste de nombreux coquillages les remplacent : bulot, amande de mer, coque, ormeau, oursin, pouce pied, praire…

Et je ne sais toujours pas ce que je vais préparer demain pour dîner ?

mercredi 2 septembre 2009

NOSTALGIE





Voici bien longtemps que je n’ai pas écrit d’ici ou d’ailleurs. Personne ne me le reprochera, à part moi. Ce ne sont pourtant pas l’absence d’aventures ou d’événements qui ont fait défaut mais plutôt la paresse qui a envahie mes habitudes. Une paresse malicieuse qui veut se justifier par les gros problèmes, pas du tout triviaux, qui ont perturbé ma vie familiale et m’ont ramené brutalement d’Asie en Europe, puis à Madagascar .
Madagascar est un des pays ou j’aiVérifier l'orthographe séjourné longtemps et jusqu'ou j’ai effectué de nombreux voyages depuis l'Europe ou l'Asie, soit directs, soit avec des étapes, au Kenya, à la Réunion à Singapour et même Moscou et Rome .
A la Réunion, j’avais découvert la TAM, compagnie aérienne Malgache ( Transport Aérien Malgache) qui, avec un « ATR», desservait depuis Saint-Denis, l’ile Sainte Marie, puis Tamatave et faisait le tour de Madagascar. Une carte d’abonnement permettait d’utiliser le « petit ATR» avec de très importantes réductions tarifaires. Les Réunionnais, qui adorent passer leurs vacances à Sainte-Marie ou à Madagascar, assuraient une rentabilité certaine aux rotations du petit avion. Mais les pressions d’Air France et d’Air Austral et l’instabilité politique de Madagascar, toutes à la fois, ont tué la T.A.M. qui ne perturbait aucunement les compagnies nationales, ni la politique : Il était impossible d’acheter un billet en France, on devait le prendre directement au guichet de la TAM à Gillo bien que, pour être certain d’avoir une place, les clients connus, pouvaient réserver par fax depuis la France et payer leurs place à Gillo. La première escale de l'ATR était l’aéroport de l’ile Sainte Marie , puis celui de Tamatave d’où il était facile de s’envoler pour Tananarive, Fort-Dauphin, Tuléar, Monrodave et toutes les provinces de Madagascar. En 2008 pour aller de Gillo à Tamatave ou Sainte-Marie , il faut désormais passer la gare l’aéroport d’Yvato, il n’y a plus d’avion pour Manakara…Madagascar avait depuis longtemps perdu ses voies de chemin de fer à l’exclusion de la pittoresque ligne Fianar\Manakara. La grande ile est en train de perdre ses dessertes aériennes et ses aeroports internationaux comme celui de Tamatave. Mais tout est bien sur en progrés, il est maintenant possible d’aller de la capital à Diego Suarez en automobile et même sur le trajet Tananarive-Tamatave un bus provenant, donation de l’entreprise de transport Maisonneuve d’Ambert dans le puy de dôme, a pu faire, sans être repeint, concurrence aux taxis. Il est vrai que cela n’a pas durée, ayant résisté aux volcans d'Auvergne ,il a brulé sous la chaleur malgache…et les taxis brousses ont refait le plein de clients entre le port et la capital permettant au folklore de perdurer.Le voyage n'est pas des plus pittoresque, mais c'est sur ce parcour que j'ai mangé avec un futur ambassadeur à pékin mes premiéres "Bichiques", que j'ai goutté les anguilles fumées d'Antsapanana et mon premier coeur de zebu fraichement sacrifié...
Une chose reste inchangée, cher à mon coeur, depuis quinze ans: j’ai encore pu faire en 2008 le trajet Ivatto-hôtel Colbert avec un authentique taxi 2CV Citroen se faufillant allégrement parmi les voitures neuves du personnels des associations et des ministéres qui à eux seuls sont en nombre suffisant pour créer d’invraissemblables embouteillages sur les routes rénovées qui rejoignent le centre ville. Il est vrai que le plancher de la 2 CV avait un peu souffert, mais il n'avait que deux trous suffisament petit pour être colmatés par la semelle avant d'une chaussure de pointure quarante et ainsi protégé le passager de jets plus ou moins huileux en roulant sur les terrains innondés.

La gare de Tana a toujours l’espoir de voir arriver tel un monstre fossil un des quatre derniers exemplaires, tous les quatre à Madagascar, de la légendaire « Micheline » qui reliait la capital administrative au port industriel de Tamatave ou bien un train qui amènerait des curistes jusqu’à la belle gare d’Antsirabe ou à défaut d’eau thermal on peut deguster une « tree horse » bien fraîche fabriquée en ville en contemplant les petits cheveaux malgaches que des cavaliers font courir sur l’esplanade. En attendant cette époque lointaine, elle abrite des commerces plus ou moins licites.
Le vrai train malgache se prend plus au sud après quelques heures de Taxis qui attendent d’étre plein avant de partir de la nouvelle gare routiere d‘Antsirabe, sur la route de Tana, très loin du centre ville, pour la plus grande joie des pousses pousses les plus bandits de la Grande Ile. Il se prend à Fianarantsoa et va jusqu’à Manakara. C’est le FCE (sigle de Fianarantsoa-Côte Est). Il quitte les 1100 mètres d’Altitude ou est blotti « Fianar » pour descendre en seulement 163 Km sur les rivages de l’océan Indien ou se baigne Manakara. Il franchit 67 ponts et 48 tunnels. L’un d’entre eux, entre Andrambovato et Ranomena fait plus d’un kilomètre. Sur un partie importante du parcours la pente est proche de 3,66% ce qui est voisin de la limite tolérée pour une voie ferrée. De nombreuses parties sont à 3% et il est bien évident que la vitesse n’est pas celle d’un TGV et que le trajet ne souffre pas de ponctualité ... D'autant plus que pour quitter une gare il faut que toutes les marchandises, etelles sont nombreuses, soient manutentionnées, que les voyageurs soient approvisionnés et que les enfants soient récompensés par de maigres cadeaux pour les magnifiques photographies qu'ils prodiguent aux touristes.

Il n’est pas étonnant que la « Micheline « et ses 19 places ne puisse circuler "librement"que sur les 20kms qui sépare Fianar d’un bon hôtel de brousse à Sahambavy : Entre Fianar et Vohimassina, elle descend une pente d’environ 1% mais remonte jusqu’à Sahambavy de 61 mètres en 10 km. C’est un trajet de vielle dame.Il lui faut beaucoup de temps.

La construction de ce magnifique petit train a été achevée en 1937 et la construction de la ligne a été commencée en 1926. Douze millons de journée de travail furent nécessaire et plus de 5000 hommes furent recrutés chaque année .

On estime, en gros, le nombre de mort sur le chantier entre 5000 et 10000. La france utilisait à Madagascar la main d’œuvre de ses colonies d’Asie plus que celle des autochtones. Avec les travaux sur le canal des Pangalanes, c’est une des deux origines des "chinois " de Madagascar. On peut noter aussi qu’une partie des rails provenait d’Allemagne et avait été donné à la France comme préjudice de la guerre de 14-18 : Elles avaient été fabriquées entre 1893 et 1896. Elles sont toujours là. C’est magnifiques : les fils de cuivre qui reliaient Tuléar à saint-Augustin pour le téléphone et électricité on disparut depuis longtemps pour nourir les petits...
Au départ du petit train, en face de la gare de Fianar, il y avait un restaurant fabuleux, Chez Napoléon.je me souviens avec émotions des buissons d’écrevisses, des boutons de girolles à la grecques, des vins du patron qui provenait des bonnes caves d’Ambalavao qui sont rares. Mais si Napoléon n’est plus la, il existe encore quelques bons endroits à Fianar,de typiques restaurants de cuisine malgache et aussi de cuisine chinoise. Attention à la consommation de criquet en période de traitement anti-acridien...C'est pourtant délicieusement croquant.
A l’autre bout du monde de la grande ile et du petit train, à Manakar, l’hôtel Manakar et ses installations, touchantes par leurs vétustées et leurs dentelles, ou les soirées et les nuits étaient rhytmées par l’océan indien s’acharnant sur le brise lame, n’existe plus ...Le rythme de la mer, puissant souvenir, communiquant la direction du vent, la force de l'océan indien n'est plus explicité, un typhon a détruit une partie du brise lame et il a été reconstruit sans cavité pour protéger une piscine mais aussi un port, devenu à faible tirant d'eau, ou la langouste verte péchée au delà du brise lame est encore vendue, au rythme des marées,de plus en plus petite, toujours aussi bonne, toujours péchée de plus en plus loin par delà la digue , depuis ses barques sans balanciers d’où je suis tombé à l’eau chaque fois que j’y ai posé plus d’un pied. On continue à y enterrer les trop petites dans le sable et... lorsqu’elles ne font pas la maille car il y a la loi. Mais , comme il est aussi "fady" de rejeter à l’eau ce que l’océan a donné, alors on marque leurs tombes et les tombes sont vendues . A la lueur des étoiles, les acheteurs vont déterrer leurs achats, souvent pour les cuisiniers des restaurants d'habitués.
Attention aux tortues et aux requins, il existe des périodes ou leurs chairs sont toxiques: Ses animaux se gavent,à certaines périodes, d’algues vénéneuses pour l’homme. J’ai connu ,vers Foulepointe, au nord de Tamatave un village literalement décimé pour avoir voulu faire la fête après avoir péché et mangé une tortue géante! Comment, avec des barques aussi instables ,avec des vagues aussi vicieuses que celles des rives de l’océan indien, comment de courageux pécheurs ont pu ramené sur la plage une tortue vivante de plusieurs quintales et mourir à cause de cet exploit?
La FCE n’anime pas un « petit train touristique« . Son petit train permet a toute une région de survivre. Elle exporte tout ce que produit la région ,dont 18 variétés de bananes et importe le stricte nécessaireà une économie de subsitance. A madagascar tout ou presque tout peut être cultivé, mais en trop petite quantité pour un impact international.Ce commerce a même de la peine a limiter la destruction de la forêt pour l’établissement de culture plus vivrières .

Autrefois le canal des Pangalane ,qui doublait la voie maritimes dangereuse, au nord de l'ile via Tamatave faisait à la CFE une petite concurrence. De nos jours le canal est en ruine et les routes , les mauvaises pistes plus précisément, ne l’ont pas remplacé. Quant à l’aéroport de Manakar, il ne fonctione plus . On avait construit sa piste d’atterrissage sur un terrain bordant et traversant la ligne de chemin de fer : on a pu voir de belles photos sur lesquelles un petit avion en début de décollage et un petit train arrivant à Manakar se promenaient en couple. Il n’ y a parait-il que trois endroits dans le monde pour prendre en photos ce type de promenade. En 2008 l’aéroport était désert. Ce n'est pas plus désolant que de rencontrer dans des villages des écoles "de la colonie", sans instituteur, sans éléves, sans toît mais parfois remplacées par une annexe de "l'alliance française".

Dans les faits on ne voyage ,à et dans, Madagascar qu'en avion ou en voiture . L'arrivée en avion avec la compagnie nationale accorde une ristourne de 30% sur les lignes intérieures, parfois des problèmes naissent dus à la différence entre les poids tolérés à l’international et ceux admis sur les lignes intérieurs qui sont inférieurs.

J’ai toujours fait d’excellent voyage avec Air-Mad . Je garde même un excellent souvenir de ce voyage de Paris à Tana qui aurait pu être une corvée : l’ avion est tombé en panne de moteur à Rome. J’y ai retrouvé mes marques pendant 48 heure en faisant une cure de Frascati ,à défaut d’Orvieto, et, pour compenser, de piscine, dans l’hôtel affrété par la compagnie . Le diplomé d'histoire romaine que je suis à toujours préféré le trastevere aux catacombes...
Une aventure bien pire et beaucoup moins agréable m’est arrivé avec Nouvelle-Frontières : Un problème d’équipage, officiellement un dérangement intestinal qui avait suivi un anniversaire au sein de l'équipage, a fait loupé l’escale de Tananarive, à l’avion en provenance de Paris . Il a directement atterri à Saint-Denis.. Sous la pression des passagers qui devait descendre à l’escale de Madagascar, il est revenu à Yvatto pour les déposer, puis il y a pris les passagers rentrant en France qui avaient été oubliés, pour les immobiliser à la Réunion : L'équipage de réserve, en repos sur les bords de la piscine du Novotel de Saint-Gilles les bains, avait effectué son temps légal de vols et ne pouvait pas reprendre le "Manche" Les passagers,de la Réunion et ceux de Madagascar, qui devaient s'envoler pour Paris furent, avec quelques sandwichs, prisonniers de Gillo pendant prés de 16 heures sans aucune nouvelle du monde exterieur.








Madagascar, le bon et le moins bon, mais grands souvenirs!























samedi 22 août 2009

Le Petit Bourg:

Exister, naître, habiter dans un lieu de vie plein d'histoire est toujours interessant.. Il y a des faits que l’on connaît sur son village : le nom des maires qui y ont été élus, celui des curés nommés par les évêques et qui ont baptisé, marié, enterré, celui des instituteurs qui ont fait le savoir du village, les notaires,ceux qui furent riches, les pauvres, les grands hommes s’il y en a eu, et ceux qui avaient toujours soif, ceux qui y sont passés ou y sont nés .Mais il y a des oublis et par consèquent les surprises. Les surprises sont provoquées par des événements inhabituelles, parfois totalement extérieure à la vie du village. C'est ainsi que le battage médiatique récent sur le film consacré à Coco CHANEL a fait ressortir des mémoires ses attaches à la ville de Courpiere où son père, marchand ambulant et à l’occasion coureur de jupon, épousa Jeanne DEVOLLE .Jeanne était la fille de Mr DEVOLLE né à Tours sur Meymont probablement au village Beauregard, ou les derniers DEVOLLE habitaient encore récemment.

Gabriel Chanel :





naquit sur les routes en 1883 à Saumur, sa mère décéda dans sa petite enfance et Gabriel passa d’orphelinat en maison pour enfant jusqu'à ce qu'elle fut en age de travailler pendant que Mr Chanel continuait son commerce . C’est à Moulins qu'elle trouva son surnom : pour gagner sa très jeune vie elle chantait avec conviction dans les " beuglants". Sa chanson préférée ou celle qui lui était le plus souvent réclamée s’appelait : Qui qu'a vu coco? Ce nom restera à celle qui devint la « grande demoiselle » (Ce texte est inspiré des propos de Mme Odette qui est la mémoire du village.

Au bourg voisin, à 5 km, une place porte le nom de Maurice Piallat. Le cinéaste y est né, a fréquenté l’école de la petite ville et y a tourné un de ses films : Le garçu . Il se trouve que la famille Piallat est une famille de la région . Dans le petit bourg, celui dont il porte le nom, comme il est fréquent dans les familles de porter le nom d’un de ses proches, Piallat Maurice est né en 1882 et mort en 1936 et une « obélisque » sur sa tombe rapelle son souvenir et celui de sa famille