jeudi 13 décembre 2007

Le Laos et la Haute Savoie

La Haute Savoie et le Laos sont deux pays de montagne, c’est sans doute pour cela que les Missions Catholiques choisirent souvent des savoyards pour « évangéliser « les campagnes laotiennes » et même plus au nord le Yunnan. C’est ainsi que le père Tapponier, après avoir fait ces études au collège d’Evian, contribua, probablement pour dire sa messe, à l’élaboration de la « Vigne des bons pères » de bonne réputation au Yunnan et dans toute la Chine.
Mais il y avait également des intérêts financiers représentés par Anatole BARTHOLONI, qui fut le premier député de Haute Savoie après son annexion par la France et qui devint, en récompense de son aide financière à la prise de pouvoir de Louis Bonaparte , ministre plénipotentiare de Napoléon III : Ce ministre’était le propriétaire du château de Coudrée , a Sciez,depuis 1858 .Sa veuve le céda en 1904 à la mère de René Bartholoni…
Il est naturel qu’un banquier, même ministre, s’intéresse aux mines d’or, mais aussi à cette époque également à la construction des chemins de fer:Anatole Bartholoni y laissa la vie à la limite du Cambodge et du Laos.
.La famille Bartholoni a fait construire une jolie chapelle aux mines de Hinboum au Laos qui n’a certe pas la réputation de la « perle du lac », la villa Bartholoni à Geneve, ville ou des Bartholoni furent avant d’être des banquiers de Paris, horlogers, bijoutiers, orfèvres.( La villa fut construite sur un terrain acheter à la famille Melly en 1825 par J.F et Constant Bartholoni de Paris et la jolie chapelle des mines de Hinboum après le déces d’Anatole Bartholoni.
A.Bartholoni laissa sa vie au Cambodge sur une voie de chemin de fer qu’il avait sans doute contribuer à construire et dans un bateau transporté par le rail. C’est en effet par chemin de fer que les ingénieurs français faisaient franchir aux bateaux, le Trentinian, la Garcette... les chutes du Mekong limitant le Cambodge et le Laos .
Le Trentinian, chaloupe venant de Vientiane et se dirigeant vers Kratié, sur lequel Anatole Bartholoni et soixante « indigénes » avaient pris place, installé sur la voie ferré traversant les iles de Kohn explosa.
Le corps de Bartholoni fut retrouvé sur la chaloupe et ramené en Haute Savoie par le père missionnaire Delatex qui alla se reposer de son voyage dans sa famille à Marinel, petit village de Marin.
Sur Lane_Xane, les Champs Elisée de Vientiane, allant du palais présidentiel à Patuxai, l’arc de triomphe laotien,entre une banque Thaï et la banque française de développements, une petite rue conduisant à That Dam , partageant en deux l’ambassade des U.SA., s’appelle la rue BARTHOLONI.

vendredi 2 novembre 2007

de Jinghong

Jinghong se trouve dans l’extrême sud du Yunnan.
La ville est située dans le Xishuangbanna, terre des Dai mais également la terre d’origine du Paon qui est ‘leur ancêtre’Reputée pour ces chrysalides de guêpes à l’œuf, cuites croquantes dans du saindoux et légèrement poivrées, recette qui est également valable pour les œufs de fourmis jaunes (bien sûr), mais différente pour les vers blancs de bambou qu’il suffit d’ébouillantés et de faire tendrement revenir dans un peu de graisse, on est surpris de trouver une ville moderne avec une enseigne Pierre Cardin bien vivante, authentique et pleine de clients, des immeubles qui n’existent pas encore en Auvergne avec déclenchement automatique de la minuterie à chaque palier et plus… des maisons de jeux d’argent et des » boutiques d’amour » décorées d’affiches de couples blancs lascifs, ouvertes de plain-pied avec la rue « noire de monde » mais ou seul une échelle étroite permet d’accéder aux… Cieux.
Des méchants ont écrit que Jinghong devait sa richesse aux trafics avec la Birmanie très proche, Ils ont sans aucun doute oublié de voir les énormes collines sculptées par les travailleurs du thé. On peut visiter des plantations, mais on en découvre bien leurs extraordinaires beautés que d’avion et les goûts somptueux de leurs productions dans les grandes boutiques d’où on l’exporte en Chine d’abord et dans le monde ensuite. Ils ont réussi à me faire boire avec plaisir de l’eau chaude avec quelques feuilles.
L’institut de recherche sur les plantes tropicales a acclimaté la production de l’hévéa entre le 21° et le 22° parallèle faisant de la province le deuxième producteur de latex de Chine. Malgré son agriculture qui sculpte les collines, les forêts tropicales continuent à nourrir des tigres, des éléphants et de très nombreuses richesses endémiques qui alimentent le tourisme. 300 espèces de plantes médicinales, plus de mille espèces animales sont préservées sur prés de 13 % de la surface de la préfecture.
Le Mékong ici s’appelle Lancang Jiang. Il est navigable. Des navettes descendent à travers le triangle d’or jusqu’en Thaïlande en longeant la frontière Birmane. Et depuis la Thaïlande d’autres navettes permettent de naviguer jusqu'à Luang Prabang au Laos. Mais il n’y a plus de place avant la fin de mon séjour au Yunnan.Ce sera pourla prochaine fois...

Lijiang





La route qui rejoint Lijiang au départ de Dali est excellente. Elle monte de vallée en vallée qui sont toutes travaillées comme de vastes jardins, pour arriver sans trop de fatigues à 2400 mètres d’altitude sur un plateau prisonnier entre la chaîne des Hengduan et la montagne du « Dragon de Jade ». On est à 600 km de Kunming, au nord est du Yunnan vers les confins tibétains.
Lijiang a été ajouté depuis dix ans (1997) à la liste des plus grands héritages culturels du monde. La vielle ville, entourée par la ville moderne, est irriguée par de nombreux canaux qui prennent leurs eaux dans la rivière de jade. Les eaux d’une grande limpidité nourrissent une multitude de poissons souvent rouges qui se disposent en bancs ondulant dans le courant pour la joie des passants. Des passants, dans les ruelles de la vielle ville, il y en a de toute la Chine et de toute l’Asie, du Tibet au japon en passant par la Thaïlande et le Vietnam. Il y en a beaucoup plus qu’à Dali et Lijiang le mérite. Bien sûr, il y a les passages qui sont bordés de boutiques à touristes encombrés de tout ce que fabriquent les nombreuses ethnies qui l’habitent, mais il y a aussi ses nombreuses venelles pavées d’ardoise, ses ponts en pierre, ses ruisselets qui dessinent de minuscules îlets, ses moulins et ses toits sur lesquels des chats et des oiseaux de proie en faïence montent la garde.
Le palais des Mu au pied et au flanc de la colline du Lion a été reconstitué après un tremblement de terre. On commence à voir les limites de cette restauration. La couche de plastique rouge posee sur certains poteaux commence à se désagréger sous le soleil. Il a pu être comparé au Palais de la cité interdite et il vaut la visite. Bâtie dés l’époque mongole, agrandie sous les Ming. Ses pavillons abritent parfois des expositions culturelles Naxi ou Dongba.
Je me suis plus à rêver dans le parc de l’étang du Dragon noir dont l’entrée est protégée par deux couples de lions. On accède au Pavillon "pour attraper la lune" par le pont de la "Ceinture du Mandarin". On y voit le pavillon aux cinq Phénix qui servit de résidence aux Tutsi pendant le XVII° siècle et le Musée des Dongba qui révèle la richesse d’une grande civilisation des premiers siècles.

mercredi 17 octobre 2007

Le lac ERHAI



























Le Lac Erhai s’étale sur 40 km de long et neuf en largeur, cela lui donne un air de Léman en plus petit et avec en plus des îles. Il occupe environ 350 km carrés à 1974 mètres d'altitude(contre 582 km carrés pour le Léman avec 73 km de long et 13,5 kilomètres dans sa plus grande largeur). Dans le lac Erhaï on peut pécher plus de soixante-dix espèces de poissons comestibles, dont une délicieuse crevette d’eau douce qui existe aussi dans le Tonlé Sap. (Dans le Léman il ne reste plus guère de consommable que la truite de lac, la perche, des Corégones, de rares feras, brochets, ombles, lottes.) On pêche pourtant depuis plus de 3000 ans dans le lac Erhaï. On a découvert sur ses berges des instruments en bronze du XI° siècle avant notre ère.
Sa rive ouest sur laquelle se trouve Dali est fertile et bien arrosée. Elle permet la culture du riz, mais aussi du maïs, du coton, de la canne à sucre, du tabac. Les bords du lac sont encombrés de végétation, presque d’une « mangrove ».


C’est aussi un axe de communication qui permit le contrôle des voies marchandes entre la chine, le Tibet, la Birmanie et l’inde dés le VIII° siècle. Dali échappe au contrôle de l’empire chinois jusqu’au Moyen Âge mais avec son aide en 736 Piluoge fonde le Royaume de Nanzhao. Ce royaume rejette le joug de la chine et part à la conquête du nord de la Birmanie, puis du nord Vietnam et attaque le Sichuan menaçant directement l’empire Tang. Des luttes ethniques le font sombrer dans l’oubli jusqu'à la fondation du royaume pluriethnique de Dali dirigé par les Bai. L’apogée du royaume fournisseur d’armure en résine, de chevaux, d’ouvrages métalliques finement ciselés, semble se situer au XII°siècle. Au XIII siècle le fondateur de la dynastie des Yuan s’empara de Dali avant même de soumettre le sud chinois. Avec l’armée mongole, l’islam pénétra dans la région. Quelques siècles plus tard les musulmans de Dali se soulevèrent contre les Mandchous. Ils furent vaincus en 1873.
La rive Est du lac est directement dominée dés le bord du lac par une chaîne montagneuse (Hongshi) et les villages qui l’occupe non pas d’autres ressources que la pêche. Il est possible et agréable de si rendre par bateau, par exemple au départ de Caicun à quelques kilomètres de Dali ou des bateaux « bus » ou des bateaux de pêcheurs pour des tarifs très différents attendent les touristes. Une promenade jusqu’à un temple jardin, en direction de Haidong fait découvrir de haut, le lac dans son écrin de montagnes. Dîner sur l’île de la Navette d’or (Jinsuo Dao) dans le village de pécheur et y admirer de belles maisons en pierre reste une découverte authentique, si l’on sait se protéger des vendeurs qui attendent les touristes de la navette pour gagner de l’argent.







Dali




































Dali est à 410 km de Kunming ,191 de Lijiang et à 1974 mètres d'altitude.On y arrive en bus depuis la capitale du Yunnan en moins de cinq heures par une autoroute à six voies (et parfois au départ de Kunming avec quatre voies aériennes supplémentaires…) qui traverse la campagne remplie de petits villages construits en pisé ou en brique logeant. Des milliers d’agriculteurs produisant du riz, d’abord stocké en boisseau dans les champs, du maïs dont les épis sèchent parfois en lourdes colonnes sur les terrasses. Les antennes satellites et les chauffes eaux solaires en modifient l’allure traditionnelle inscrite dans mes souvenirs.
En 410 km, je n’ai vu que trois de ces tracteurs sans capot si caractéristiques et un ou plusieurs dizaines d' hommes dans chaque parcelle cultivée comme un jardin. Quelques mobylettes étaient en attente pour retourner au village.
Dali est pratiquement à la même altitude que Kunming (1974 m.). Elle est judicieusement nichée entre les Cangshan (altitude moyenne de 4000 mètres) d’où l’on extrait un marbre réputé dans toute la chine et le lac Erhaï, comparable au Léman, dont l’effluent, la rivière X’ier, va rejoindre les eaux du moyen Mékong loin au sud ouest.
Il existe deux Dali, l’ancien et le nouveau. Le nouveau Dali est une ville industrielle, moderne, comprise entre l’extrémité sud du lac et le flanc de la montagne.
C’est le vieux Dali que l’on visite de toute la Chine et bien sûr de l’étranger, mais les touristes chinois y sont largement majoritaires en période de vacances. La raison en est simple, le vieux Dali incarne ce que les étrangers et les Chinois eux-mêmes imaginent là ce qu’a pu être la Chine d’hier, souriante, agréable à vivre, pleine de fleurs, de sculptures colorées, de jardins, de fontaines et de ruisseaux aux cascades maîtrisées. On trouve tous ça dans le vieux Dali et même des habits Bai brodés, à louer pour la visite : Beaucoup de jeunes femmes se laissent tenter. Le spectacle de la rue n’en est que plus agréable et plus drôle
. Dali est l’illustration de l’architecture Bai avec les portails magnifiques de ses maisons clos par de somptueuses portes en bois sculpté qui donne la silhouette de la ville. Tout le centre du vieux Dali a été restauré,mais quelques ruelles laissent encore au promeneur des endroits trop rare sans marchants de souvenirs.
Dali reste vivante tard dans la nuit. Hier soir il y avait des lâchés de montgolfières de toutes les couleurs. Elles concurrençaient la lune haute dans le ciel puis la nacelle ayant épuisé son pétrole, elles retombaient dans l’oublie. Certaines prenaient feu réduisant en cendres les rêves inscrits au stylo-feutre sur leurs flancs.
Sans savoir pourquoi, mais cela peut-être organisé, un air de musique inspirait soudain des danseurs dans la rue, sur une place, devant un magasin. Des farandoles se construisaient au milieu des rires et disparaissaient la pour renaître ailleurs éclairées par des illuminations rendues féeriques par la vielle architecture des immeubles et par l’eau des bassins. Dali est pour l’immense chine un peu ce qu’est Yvoire pour les rives françaises lémaniques. Mais Dali est vivante, ses ébénistes sculptent le bois ; ses marbriers taillent et le marteau des bijoutiers frappant l’argent rythme la marche des promeneurs ; les maisons Bai, modernisées, continuent à se construire.
La représentation idyllique est parfois traversée par un viel homme chargé de toutes les difficultés de la Chine ou par un convoi d'hommes pétaradants en accompagnant un autre à sa dernière demeure.










dimanche 14 octobre 2007

Kunming à l'époque du XVII° congrés





Kumming.

C’est la capitale de la province du Yunnan, province au sud des nuages, 50 millions d’habitants, sixième province chinoise en terme de surface.

C’est une grande ville que l’on appelle la « cité du printemps » située à 1895 mètres d’altitude, plus de 4,5 millions de citadins y semblent heureux. De larges avenues, certaines bordées de platanes importés par les Français lorsqu’ils firent la ligne de Chemin de fer Haiphong-Kunming dans le but « d’exploiter les minerais du Yunnan, » permettent une circulation relativement fluide pour les véhicules à moteur.

C’est une ville industrielle .Métallurgie, électronique et divers autres activités y sont en plein essor depuis l’ouverture des frontières de la chine. En Chine même le « made in Yunnan » commence à se rependre.

Cet aspect industriel n’est pas traduit par son appellation de « ville de l’éternel printemps », justifiée par les faibles amplitudes de température (10°) et par ses fleurs, ses bouleaux argentés, ses cyprès. Il ne reste évidemment rien de l’époque du royaume de Dian 400 ans AC contre lequel fut établie par les han vers 109 AC sur son espace la commanderie de Yizhou. Capital secondaire du royaume de Dali, Marco Polo décrit la cité sous le nom de Jacin et indique que les habitants font le commerce du sel et du poisson du lac Dian : ils mangent du porc cru arrosé d’épices. C’est encore un plat réputé de l’ethnie Bai de Dali. Kunming fut capital impérial. Au XIX siècle (1855-1873) elle fut détruite lors de la « révolte des musulmans du Yunnan.

En 1885 une guerre éclate entre la France et la Chine. La France obtient l’autorisation de construire une ligne de chemin de fer en direction de Kunming et de Nanning .La France convoite trois provinces Chinoises et y attise des troubles. En 1899 elle instaure une régie de l’opium et s’intéresse à la production de la drogue au Yunnan. Paul Doumer est alors gouverneur de l’Indochine. Chaque année à l’automne les rizières du Yunnan font place à une seconde récolte qui donne des champs violets, rouge, bleus, jaunes, les couleurs du pavot. Le chemin de fer français Kunming-Haiphong est un des vecteurs par où transite l’opium qui sera la cause de trouble fréquent et finance de nombreux travaux en Indochine. La guerre sino-japonaise de 1937 à 1945, la guerre entre nationalistes et communistes (1946-1949) marque l’histoire récente de Kumming.

Lorsqu’on sort de l’aéroport on est immédiatement saisi par le sentiment que l’on est dans un grand pays, moderne et solide, la troisiéme puissance du monde (pour peu de temps avec une croissance du PIB de 10% par an !). Il n’y a plus de stuc ni de dorure.

La chine de notre imaginaire ne semble plus exister. Les habitués disent qu’ils ne reconnaissent plus le Kunming des années 90.Et pourtant on ne ressent pas cette ville comme neuve mais comme mature et solide. C’est une ville Industriel et Universitaire .L’Université de Sciences et techniques est en relation avec l’Université de Franche Comté et les pays francophone s’y occupent d’enseignements et de recherches médicales. Les « bons pères » ont laissé au Yunnan une vigne qui donne un « vin de raisin » à la robe rouge clair d’un goût très noble . Le samedi les « retraités » se retrouvent pour jouer des pièces de théâtres ou de la musique qui déroute nos oreilles. Des dizaines de petit marchés ou l’on trouvent tous ce qui se mangent, se perdent dans des ruelles qui n’existent que pour cela et qui apparaissent à l’ombre des arbres comme artificielles dans le voisinage des voies naturelles de circulation de 200 mètres de large, traversées par des passerelles, bordées d’immeubles de quarante étages abritant les banques, les commerces, les sièges sociaux, les grands hôtels.

On s’étonne de ne pas pouvoir trouver une carte postale à envoyer, de traverser toute la ville pour changer des euros dans une succursale bien particulière de la China Banque qui en a partout, de circuler en taxi pour moins cher qu’un ticket de métro, de ne pas pouvoir communiquer…et de rencontrer des gens heureux.

vendredi 21 septembre 2007

Mékong










Mon Mékong :
Il est clairement établi que dés 150 AC Canton est déjà un port de commerce de la chine, mais à la même époque, plus à l’ouest, dans la bordure ouest du delta du Mékong le port d’OC EO en territoire actuellement Cambodgien a également des liens avec la chine et avec surtout avec le bassin méditerranéen. Dès ces temps ancien le Mékong a déjà un rôle économique et par conséquent politique.
Ce long fleuve dont, en 1994, on a fixé la source dans l’est des plateaux tibétains à 4975 mètres d’altitude, (l : 33°16’534 N ; L : 93°52'492E) qui est long de 4350 kilomètres (parfois 4800 kilomètres selon d’autres géographes) n’est dans le monde que le 12° en longueur et le dixième dans les quantités d’eaux transportés. Mais il recueille les eaux d’un territoire de plus de 795.000 kilomètres carrés, allant du Tibet à la mer de chine. Il traverse les pays de la soie, du thé, et d’autres plantes riches en propriétés, de l’or, de l’étain… des pierres précieuses, des éléphants et alimente le refuge de nombreuses ethnies riches d’histoires, de coutumes, de langues qui lui donnent de nombreux noms.
C'est un fleuve bien connu des Chinois qui construisirent une route pavée vers la Birmanie 100 ans AC et édifièrent un pont pour le traverser lorsqu’il coule à l’ouest du Yunnan. On suppose que Marco Polo le traversa en sortant de Chine par le Bengale, vers 1278. Il faut attendre le milieu du XVI siècle pour que les Portugais et les Espagnols commencent à avoir des contacts sur ses rives . C'est au le début du siècle suivant que l’existence d’Angkor est signalé en Europe, puis oublié. Ce site desservi par le Tonlé sap, attendra 1850 pour être à nouveau visité par le père Langenoix, puis par Bouillevaux et dix ans plu tard par Henri Mouhot. Les Français établissent un protectorat sur le Cambodge et Auguste Pavie est promu vice-consul à Luang Prabang. Les Français explorent le Mékong depuis son embouchure jusqu’au Yunnan en terre chinoise. En 1893 ils construisent, pour facilité le transport des marchandises sur du Mékong nord au Mékong sud, une voie de chemin de fer, (on peut encore voir une locomotive d’époque) et un pont qui existe toujours reliant Kohn à l’île de Det et ainsi franchir les chutes à la frontière du Laos, du Cambodge et de la Thaïlande.
Jaillissant des plateaux thibétains en direction du soleil levant, il coule assez rapidement vers le sud, parallèlement à la Nujiang qui continu son cours au Myanmar et à l’Irrawaddy pratiquement en totalité birmane, mais aussi sur sa gauche du Jinsha Jiang et plus au sud du fleuve rouge qui terminera sa course à la mer vers Haiphong au Vietnam. La « rivière des Rocs » traverse à vive allure plus de 1200 kilomètres de terre chinoise et perd 4500 mètres d’altitude. Il commence son parcours de fleuve international en séparant le Laos de la Birmanie, sur près de 200 Kms, du « triangle vert » « au triangle d’or » et reçoit un affluent le Ruak.
Près de ce confluent, le Laos, la Thaïlande et le Burma se touchent ce qui favorise la circulation illicite de l’opium.
Entre Dan et Pak Tha le Mékong devient Laotien et vagabonde vers l’est puis pris de remords il reprend sa course en direction du sud un peu au-dessus de Luang Prabang qui se blottie sur sa rive gauche. Avant Phalat, il redevient un fleuve frontière séparant la Thaïlande du Laos jusque vers Singsanphan au nord de Pakxe.
Les îles qu’il entoure de ses flots sont parfois Laotienne et parfois Thaïlandaise. L’île qui est en face de Vientiane est Thaïlandaise. Les Thaïs aiment les pétards et les feux d’artifice. Il n’est pas rare de voir les promeneurs laos de Fa Ngum attirés par un pétard d’avertissement s’attrouper pour assister au feu d’artifice que tire un riche thaïlandais de l’île.
Le Mékong peut déjà y avoir jusqu’à 4 kms de large et on y a mesuré des profondeurs de plus de 100 mètres.

Du sud de Pakxe il crée une espèce de delta intérieure formant Si Phan Don, ou pays des quatre milles îles en amont des chutes de Kohn. La quantité d’eau qui transite, de manière moins spectaculaire, est largement supérieure à celle des chutes du Niagara et se déverse sur le Cambodge. C'est ici que le pont des Français relie Kohn et l’île de Det. Les balades dans les îles sont incontournables.

Quelques rapides peuvent perturber la navigation jusqu'à Kratie au Cambodge et rendent parfois difficile la remontée du fleuve de Kratié à Stung Stren, point de départ pour les séjours vers le Ratanakiri difficile d’accès en saison des pluies, et impossible l’approche par le fleuve de la frontière Lao-cambodgiene de Voen Kham. Kratié est le point de départ, avec Chlong plus au sud, en direction de Sen Monorom et du Mondulkiri. Après Kratié, majestueux, le fleuve, calmé, poursuit sa route vers son delta en mer de chine et l’on quitte les deux royaumes des dauphins d’Irrawady celui du nord vers les quatre milles îles et celui du sud, au nord de Kratié. Il ne s’arrête bien sur pas ni à Chlong pour déguster des araignées confites dans du miel, ni a Kompong Cham pour flâner dans les plantations d’hévéa. Il flirte avec Phnom Penh qui est prise entre le Tonle Sap sur les bords duquel on se promène sur Sisowath quay, ayant pour origine les grands lacs qu'il siphone ou alimente et le Tonle Bassac qui en est un bras et l'accompagne en mer de chine, à la hauteur du monument de l’indépendance (Sihanouk Bd). Il quitte le Cambodge vers Vinh Xuhong pour entrer au Vietnam avec le Brassac. Son delta très riche en riz et en élevage de poissons abrite de grande ville comme Cantho, Ben tre, My Tho ou Chaudoc sur les rives du Brassac. De magnifiques îles sont à visiter et par exemple Phu Quoc.
Pour les amateurs d’histoire, il ne faut pas oublié Oc Eo qui fut le port du royaume Khmer du Funam, en contacte avec la perse et Rome : c’est vers la ville de Long Xuyen.
Ce rapide survol du Mékong laisse présager qu’il pose de nombreux problèmes internationaux. Un comité du Mékong fut créé en 1956 entre les Cambodgiens, les laos les Thaïs et le Sud Vietnam. Le Burma ne semblait pas s’y intéresser et la chine n’avait pas encore d’audience internationale. Les guerres, les régimes rendirent dépassé ce comité.
Il a été remplacé en Avril 1995 par la « Mékong River Commission » Le Burma n’a pas voulu en faire parti et la Chine n’a aucune intention de modifier ses propres plans. La M.R.C. traite avec les grandes institutions et organisations mondiales. Les barrages construits et en constructions vont probablement changer la nature actuelle du fleuve.

samedi 15 septembre 2007

Vientiane












Le voyage en autobus depuis Luang Prabang est agréable pendant la moitié du voyage. On traverse des paysages de montagnes caractéristiques de la cordillère annamitique. Certaines peuvent être comparées aux îles de la Baie d'along émergeant des nuages. De profondes vallées cachent des rivières mystérieuses. De nombreux villages donne envie de s'arrêter, car ils ont l'air de vivre avec vigueur et entrain, d'autant plus qu'en ce dimanche où je fais le voyage, tous les enfants les animent. Dans des champs incroyablement pentus des paysans travaillent même en ce dimanche, tous les corps en contacts avec la terre, comme s'ils escaladaient une montagne. Je me suis demandé s'ils n'étaient pas encordés. Des zones d'écoulement des eaux pluviales essaient d'éviter l'érosion de ses terres des pentes. On a planté récemment des milliers d'arbres le long de la route, j'espère qu'ils ne cacheront pas trop les magnifiques paysages. En Europe on les coupe par mesure de sécurité… Il est vrai qu'ici la vitesse est réduite.
La plaine ayant été retrouvée, le trajet se banalise et devient même un peu long, malgré les prouesses du chauffeur pour éviter les jeunes buffles qui vagabondent sur la route.
Septembre et juin sont les mois les plus humides à Vientiane, pour visiter il vaut mieux prévoir. Mais souvent la pluie est clémente et ne s'abat que la nuit ce qui n'est pas le cas pendant ce séjour. Dois-je mettre des palmes pour aller déposer mon passeport à l'autre bout de la ville ou l'ambassade de Chine s'est mise au vert ?
Vientiane est toujours aussi calme et à tout dire ennuyeuse lorsqu'on la compare aux autres capitales du Sud-est Asiatique et même seulement aux grandes villes, Sihanoukville, Saigon et autres Hué, même Hanoï autre capitale un peu triste reste plus animée. En Lao on l’appelle « Viang Chan » cela signifie ville de la lune, qui y a t-il de plus triste qu’une lune dans un ciel vide ? En fait ce nom vient de la situation de Viang chan dans un croissant du Mèkong. Viang chan peut aussi signifier la ville du Santal.
Le monument à voir est le Patuxay qui date de 1969 et bien sûr le Pha That Luang, symbole du bouddhisme et de l’État, qui illustre la vie difficile de cette région, construit en 1566 sur un temple du 3°siècle, mis au sol par les siamois comme tout le reste de la ville en 1826, reconstruit par la France en 1900 puis en 1931. Le seul « vieux » monument qui résista aux hordes siamoises est un très jeune bâtiment de 1819 Wat si Saket qui fut quand même restauré par les Français en 1924 et 1930.
Dans toute l’ancienne Indochine il est relativement exceptionnel de trouver une construction ancienne, les guerres ou les termites y sont passées avant les touristes. Les temples et pagodes dorées ne sont que les représentations récentes du passé dans le subconscient collectif. Les seuls vrais monuments sont ceux qui ont été protégés par la forêt ou par des accords interarmées pas toujours respectés, dont ceux, par exemple, concernant la région d’Hoï Han au Vietnam.
Je retrouve avec plaisir les lieux que je fréquentais l’an dernier. Cela m’inquiète, il en était de même à Bangkok. L’attachement aux lieux détourne de l’envie de voyager. L’explication pour Vientiane est peut-être simple, mon restaurant sur le bord du Mékong (seaside Mékong) a toujours sur sa carte les criquets et les grenouilles sautées que j’affectionne. Pour bien traduire toute la vérité, c’est surtout les feuilles d’une variété de basilique, délicatement grillées, qui les accompagnent que je trouve étonnantes.
De la terrasse du restaurant on a une vue sur les petites gargotes ambulantes qui installent leurs fourneaux en bordure du Mékong, avec leurs œufs couvés de 4 semaines et leurs feuilles, les poissons grillés du fleuve, des coquillages chauffés au charbon de bois que je mange avec ma sauce favorite : un jus de citron vert et un mélange à partie égale de poivre de Kampot et de sel façon Guérande.
En fait on est sur un bras du fleuve : à l’entrée de Vientiane la rivière entoure de ses eaux une grande île qui appartient à la Thaïlande. Le bras qui baigne Vientiane est de loin le plus étroit, le Mékong étant quatre fois plus large entre l’île et la rive thaïlandaise (environ 3 km).
J'aime bien le Mékong surtout de Can Tho au Vietnam jusqu'à Pak Beng à l’ouest de Luang Prabang. J’ai navigué de Can Tho presque jusqu’aux chutes de Khonn à la frontière lao-cambodgienne et je suis allé de Phnom Penh à Siemreap par le Tonlé Sap voir les temples Khmers. J’ai eu de la chance d’entreprendre mon voyage il y a quatre ans, les bateaux concurrencés par la route sont de plus en plus rares. Ma prochaine visite au Laos, s’il y en a une, sera réservée au nord laotien du Mékong.

mardi 11 septembre 2007

Distraction





De l'art d'ennuyer en racontant ses voyages, l'opuscule de Mathias Debureaux possède un sous-titre encore plus sonnant : Le manuel du parfait exploraseur.
Il a été publié en juillet 2007 aux éditions Cavatines.


Voilà de quoi décourager tous les « sacs à dos », « backpackers » qui se précipitent aux étapes dans les cybercafés pour compter leurs aventures, à l'attention du monde entier peut-être, mais plus sûrement à celle de leurs copains, attention qui peut s’élargir jusqu’à celle de leurs voisins de palier.

Quant à moi il m'a donné l'occasion de me poser trois problèmes qui m'avaient paru sans intérêt avant de lire son ouvrage.
Le premier est de savoir pourquoi je continue de voyager et de me dire les rares fois ou je vois la terre, depuis le hublot de mon avion, que j'assiste à un spectacle grandiose alors que je peux regarder mieux et pour infiniment moins cher depuis Google dans mon fauteuil de salon sans plus ou moins de vent, ni de parfum d'aventure. Si j’ajoute que pour un pays, le Laos par exemple, quelques belles photos pour juger des monuments et un guide pour tout expliquer, j’exploserai dans ses secrets sur lui mieux qu'en allant m'écarquiller les yeux sur des environnements dont a priori j'ignore tout et dont je resterai ignorant après avoir oublié de les avoir mal vus.
Comme il est écrit au dos de l'excellent livre de Mathias Debureaux : « Chaque année, plus de 700 millions de touristes parcourent le monde. En 2010, ils seront 1 milliard à vous assommer avec leurs récits de voyages » je ne suis donc pas seul. Je tends plutôt vers la normalité. C’est peut-être la réponse à ma première question. Mais ce n’est certainement pas le : « Quand quelqu’un se rend compte que sa vie ne vaut rien, soit il se suicide soit il voyage » rapporté par le même auteur, ce serait inquiétant pour un phénomène de masse.

La seconde interrogation est de savoir pourquoi j'écris ce qui me passe dans la tête et… pour la première fois… Car je parcours depuis longtemps l'espace proche du piquet ou je suis attaché sans avoir eu le besoin de l'écrire ou de le confier à personne. Sur ce point je peux répondre sans détours, je n’en sais encore rien. Peut-être pour savoir si mon ordinateur marche encore, moi qui aie connu l’époque des cartes perforées et des disques de plus de 40 pouces, et partout. En tous les cas ce n’est pas l’appas du gain, ni la satisfaction donnée d’éventuels lecteurs. Ce serait plutôt puisque je ne me rappelle pas de ce que j’ai fait pendant très longtemps, pour me faire une mémoire pour mes vieux jours…

La troisième question est de savoir pourquoi la lecture de l'ouvrage de Mathias Debureaux ne m'empêche pas de continuer ce blog et ne me rend pas honteux d'écrire ces pages et celles qui suivront sans doute.
Pour cette troisième question, il est facile de répondre avec un peu de mauvaise foi : En rappelant qu'il commence son livre par une citation de Sacha Guitry : « Les voyages, ça sert surtout à embêter les autres une fois qu'on est revenu ».
En ce qui me concerne j'écris lorsque je suis en voyage et à mon retour personne ne paye pour lire ce que j’ai écrit. Je ne vais pas raconter à Vichy ou ailleurs, des séjours que d’autres n’ont pas pu faire, en costume, avec projections de films ou d’images qui ne seraient pas toujours sorties de mes appareils comme cela arrive parfois.
N’ayant pas de lecteurs connus je ne sens aucune obligation de ne pas raser quiconque. Je ne suis pas à la solde et je me réclame de tous ceux qui sans en avoir les moyens racontent aux comptoirs ou ailleurs ce qu’Huxley et d’autres plus connus dans ce domaine ont mieux qu’eux raconté de leurs voyages. Finalement, les voyages, ça ne sert pas qu’à rapporter de l’argent à ceux qui croient être devenus des professionnelles. Ca sert d’abord à faire plaisir à ceux qui les font et qui veulent s'en souvenir.
J’ai beaucoup aimé le livre de M. Debureaux.

vendredi 7 septembre 2007

Luang Prabang


















Luang Prabang est une ville du Laos, douce, au parfum de fleurs, ce qui est rare à l'époque du gasoil. Seule La rue Sisavangvong et ses prolongements aux deux extrémités respirent à peine la pollution des villes de chef lieu. De cette voie centrale des venelles descendent doucement vers le Mekong et d'autres plus rares vers la rivière Khan. Ces petites rues, parfois restaurées avec l'aide de la France, sont des havres de paix pour des maisons qui peuvent, pour les plus grandes, servir de Guesthouse. Les bords de la Khan peu habités, permettent de belles photos sur les montagnes . La rive gauche du Mékong descendant est garnie de petits restaurants qui sont malheureusement moins habituels aux touristes que ceux de la rue Sisavanvong et pourtant l'imposante masse d'eau du fleuve entraîne dans sa descente vers Vientiane une couche d'air frais qui caresse doucement ceux qui sont sur ses bords. La rive droite, au loin, abrite quelques villages et des temples accessibles par « ferry ».
Lorsque j'ai quitté l'Auvergne, les connaisseurs disaient que cette année serait une année à girolle , et bien il en est de même à Luang Prabang. Manger une soupe aux Girolles sur les bords frais du Mékong est une manière agréable de rapprocher deux pays si lointain géographiquement l'un de l'autre. On trouve une guest house qui s’appelle « Bougna Souk » pour aider au rapprochement.
Bien sur il y a les palais, les théâtres, les musées et les temples à visiter, les chutes d'eaux, les villages ethniques, mais il y a également l'histoire des hommes à redécouvrir. Par exemple l'histoire d' Henri Mouhot mort au Laos d'une forte fièvre en novembre 1861 aprés avoir rendu à l'histoire la civilisation Khmer. Il repose à quelques kilomètres de la ville dans le village de Ban Phanon. Une nouvelle édition de son ouvrage « Voyage dans les royaumes de Siam, de Cambodge et de Laos » a été faite par les éditions Olizane.
Il est quand même dommage que la langue française ne soit plus entendue par les autochtones : 45000 visiteurs par an seraient anglophones, mais il y aurait 35000 visiteurs francophones qui doivent faire de la mauvaise repentance en essayant de parler l'anglais! Et pas un seul se plaint de voir remplacer les épices locales par du ketchup comme fond de sauces dans les gargotes à touristes. Parfois les fonds sonores eux sont de chansons françaises...
Bientôt, il va y avoir des courses de pirogues sur les rivières. Chaque embarcation, propulsée par une bonne quarantaine de rameurs, s'entraîne sur la Khan de 13 à 16 heures, longtemps avant la date retenue pour la course. Le spectacle final est d'habitude un événement très suivi dans tous le pays.

vendredi 31 août 2007

Chiang Mai















Cité historique fondée au XIII° siècle avec ses canaux et ses remparts, réputée comme tranquille et comme la cité des « treks », est d’un accès agréable depuis Bangkok dans une couchette de chemin de fer, accompagnée d’excellents repas servis en place.
Des temples à visiter, des marchés à voir, surtout le marché de nuit, des restaurants de toutes nationalités et des hôtels ou Guest-House « de toutes étoiles » à ne savoir qu’en faire donnent l’envie d’y séjourner.
Si « treker » vers et sur la plus haute montagne de Thailande, voir des éléphants ou des chutes d’eau parait ennuyeux où fatigant, on peut se contenter de faire un trek de nuit dans les « gogos bars » ou les karaokés du coin très bien achalandés.
Cependant c’est de cette ville qu’il faut aller découvrir de manière organisée les cultures sino-tibétaines, Austro-thai ou Austro-Asiatiques selon les prospectus.
Voir un village karen avec des femmes girafes,voir des Lahu, des Akha, des Méo, des Yao, des khamu, des hitin, des lawa, des Mlabri doit présenter un grand intérêt : Mais pourquoi déranger ces gens ? Il y a déjà assez des ethnologues, des commerçants de colifichets et reliques… J’aime bien au Night Bazaar (Anusarn Market) the O’malley’s irish Pub.




C’est une ville universitaire ; Il existe même un centre de formation pour les techniques du Metro.

lundi 27 août 2007

Bangkok







Bangkok

Bien sur on reconnaît Bangkok même après dix ans de changement. J'ai retrouvé l'hôtel qui m'avait hébergé à cette époque sans grande difficulté et pourtant je ne me souvenais ni de son nom ni de son adresse mais seulement de son quartier ce qui n'est presque jamais suffisant pour se retrouver dans cette ville qui bouge. Lorsque j'ai vu le nom K.S. Home, c’est tout un passé qui m'a sauté à la figure : K.S était les initiales d'un écrivain Thai que j'avais côtoyé à l'époque. Je l'avais oublié. Je l'ai recherché à l’adresse que j'ai retrouvée dans un vieux carnet délabré qui ne me quitte jamais. Il n'y avait plus personne depuis six mois seulement.
L'aéroport Suvarnabhumi, le plus nouveau d'Asie du sud-est, s'étale à une quarantaine de kilomètres du quartier « Democracy Monument ». On aime ou on n'aime pas son architecture « tubulaire », mais tout est fait pour que, dans son immensité, on se retrouve en peu de temps, sans aucune difficulté, devant des transports, taxis, limousines, bus privés ou publics et avec ses bagages et une carte de la ville, prêts à vous conduire là ou vous le souhaiter pour un prix défiant toute concurrence : quarante kilomètres en bus climatisé pour 2$.
Bangkok n'est pas Bangkok en Thaï, mais s'appelle « La cité des Anges » suivi d'une multitude de qualificatif qui en fait le nom de ville le plus long du monde. La Cité des Anges vie 24h/24 et on peut y pratiquer tout et tout y acheter. Pour se déplacer, le plus pratique, le moins coûteux, c'est le bateau sur la rivière Chao Prhaia ou sur les klongs . D'un port du qurtier ou l'on va, on prend le taxi pour se rendre à son adresse. Il y a le « sky train » à ne pas manquer pour les vues sur la ville et aussi le metro qui se construit. Les « tuktuks » sont devenus chers et ...ne sont pas climatisés. Les bus où il fait très froid sont très utilisés par les habitants.
Dix jours passent très vite et me voilà à la gare centrale Hua Lamphong avec un billet de train pour Chiang Mai.
Cela n'est pas désagréable d'y attendre le départ. Le hall est climatisé, des fauteuils font face aux portraits du roi et, à condition de tourner la tête sur la gauche un écran géant diffuse des images. Aujourd'hui c'est un match de boxe thaï.
Restaurants, Cybercafés, salons de massage, pharmacies, hôtesses qui circulent et sollicitent les questions des touristes, consigne conviviale pour les bagages, il ne manque pas grand chose. Le restaurant est excellent, le demi pression à 39 bath (80 cts d'Euros). On peut prendre une douche ( 40 cts d'euros), se faire couper les cheveux au QB house en 10 minutes pour 100 Baths (2 euros) : J'ai essayé, ça marche, pour le prix j'ai eu le droit aux sourcils, aux oreilles, au poils du nez .Pour le contrôle, on n'avait pas oublié que j'avais des lunettes et j'ai pu voir dans le miroir un excellent travail .Pour la propreté, l'aspirateur me débarrassa de tous les cheveux qui auraient pu se glisser sur mes vêtements. Dommage que, pour un massage, il faille changer de boutique ; J’aurai pris mon train rénové.

vendredi 17 août 2007

Voyage,voyage....



Helsinki C’est la capitale de la Finlande . Elle fut construite par Gustav VASA, roi de suède, en 1550 sur l’emplacement d’un ancien village du même nom. Ultra- moderne, la circulation y est facilitée par un métro, par le tramway et le bus. C’est une ville ou la glace en hiver et l’eau en été sont omniprésentes.La ville est dans la mer et la mer dans la ville. Elle est très bien desservie en particulier par l’aéroport de VANTAA qui est sur l’étape du plus court chemin entre l’Europe et l’Asie. C’est un aéroport moderne qui dessert une ville magnifique.Par contre la cuisine finnoise...Quoique au restaurant de la *busines* classe!
Pour une video il faut attendre... En route pour Bangkok…

samedi 11 août 2007

C'est la fête du 17 au 20 août


La 48 ème fête Patronale va ravager le silence de nos nuits. Les dates de cette fête varient en fonction des opportunités.
Mais en quarante huit ans on peut cependant dire qu'elle se déroule en août ou en septembre.
Elle fut très fréquentée et à juste titre, par les habitants de la commune, par ceux des villes voisines et même du département pendant de nombreuses, mais lointaines, années.Depuis peu elle essaye de retrouver les fastes d’antan et y arrive parfois. Son point culminant est la retraite au flambeaux suivie du feu d’artifice : depuis quarante huit ans il s'améliore chaque année pour faire mentir les touristes sur l’Auvergnat qui ne jette pas l’argent en l’air. En cas de pluie, il existe des parapluies transparents et les millions de gouttes d’eau peuvent participer aux éclats de lumière : Soyons optimistes et nombreux !

Par ici le programme, sans aucune réclame :

17 Août 21h00 Soirée Crêpes avec A.P.J. Jazz band

18 Août :

on fait sonner les reveille-matin :

7h00 Vide grenier.

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Puis on s’inscrit pour 3 euros à partir de 13 heures pour faire passer le repas de midi à la Randonnées "pédestres " ou "en V.T.T " et mieux encore " à cheval ".



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18h30 le comité paye un pot, à ne pas manquer!
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21 h00 ,On met le feu au poudre, grand feu d’artifice !
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23 h00 Sylvie Maubert vous fait danser jusqu'à l’aube

Le 19 Août:

On dort jusqu'à midi : à 12h00 , vin d’honneur.



A 15h00 il pleut des bonbons.


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Puis les Farfadets font le spectacle place de l’église,
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l’Association Tours au galop se dechaîne et la musique de Saint Dier d’Auvergne nous enflamme .Elle nous prépare à un voyage du pays Basque à l’Auvergne.



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De 19h30 à 21 h , pour 10 euros,on mange la moule avant d’aller danser gratis avec Valérie Dabert.





Le 20 Août
On dort jusqu'à midi puis :

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14h00 Concours non officiel de Pétanque


et jeux pour les enfants qui ont fait la sieste jusqu’à 15 heures.

vendredi 10 août 2007

La Toussaint en Août


D'ici

Le voyage depuis Saint-Denis de la Réunion jusqu’à Vichy se fait facilement en une journée. Départ de Gillot à 8 h 25, arrivée à Orly à 17 h 30, trajet en taxi jusqu’à la Gare de Lyon et nous voici déjà à 22 heures à Vichy.
On est très loin des 27 jours qu’il fallait au « comte de lisle » pour amener les militaires du contingent (par exemple Jean, Guy et d’autres du pays) qui firent le voyage de Marseille à Diego ce qui n’était qu’une étape sur le chemin de la Réunion située encore plus au sud. Les voyages en avion ne permettent que rarement d’admirer le paysage et il n’y a plus beaucoup d’escale de charme, Alexandrie, Djibouti, les Comores…
Ce voyage fut une exception dès que l’on eut quitté l’Afrique pour retrouver l’Europe. Le survol de la massive Sardaigne et surtout de la Corse écorchée du sud-ouest fut un régal. Il y avait peu de bateaux vers la Sardaigne, beaucoup vers la Corse, ils laissaient des traces plus ou moins longues suivant leurs tailles et leurs vitesses, sur la Méditerranée immobile, voir impassible. Entre Cannes et les îles, il y en avait une multitude qui s’entrecroisaient et donnaient de la vie à cette vue magnifique sur la Cote d’azur Ils témoignaient que l’on ne se déplaçait pas dans des photos de Google Earth. Un avion, loin dessous, décollait de l’aéroport de Nice.
En survolant la vallée du Rhône, j’ai cherché, sans les voir, Pierre sur Haute et le Puy de Dôme... une vielle habitude.
Mais pour ce voyage aucune vue sur le Kilimandjaro ou la vallée du Nil, ils étaient sous les nuages.
Des nuages, il y en a maintenant sur l’Auvergne, il pleut le jour la nuit toute l'eau fondue au pôle . Le brouillard impose les feux de conduite en plein jour. Nous sommes en aôut et pour la première fois de ma longue vie je brûle des buches dans la cheminée comme à la Toussaint. C’est à croire que l’avion qui s’est posé à Orly sous une ciel bleu et à 31°c de température a apporté dans ces soutes le froid et les nuages. Il y a de quoi décourager les touristes. Pour les consoler, l’hôtel des Voyageurs affiche en plat du jour d’excellentes cuisses de Grenouilles.
Et pourtant il y a de nouveau des bourgeons sur les lilas.Les saisons se bousculent.

mercredi 8 août 2007

La Reunion ****



















Le piton des neiges et la fournaise par beau temps, Merci J.P.J pour les photos et pour la visite guidée...