
Les nuages laissent passer le soleil et il est très chaud.
C’est la première fois de l'année que la température extérieure est supérieure à celle de mon bureau. J’ai donc ouvert la fenêtre pour réchauffer la pièce. Depuis mon retours en mars, j’ai diminué progressivement le chauffage sans pouvoir l’arrêter complètement. Mes séjours entre les tropiques m’ont rendu frileux.
Dans trois semaines, je serais dans l’hémisphère austral une fois de plus. Et une fois encore j’attends le jour du départ avec impatience et angoisse.
Les bagages se montreront plus encombrants que d’habitude et pourtant ils ne seront pas plus lourds. J’aurai vérifié avec une balance !
Je regretterai d’avoir au dernier moment abandonné ma petite Delsey pour un bagage cabine plus volumineux sous prétexte de faire perdre à ma valise les quelques grammes qui aurait pu faire dépasser les vingt-cinq kilogrammes réglementaires.
Comme d’habitude je paniquerai avec ce que sera placé dans mes poches : Où sont mes cartes de crédits ? mon billet d’avion ? Le passeport ? Les clefs de ma voiture ? Ma carte de téléphone ? Mon smart phone ?
Les fermetures des multiples poches de mon coupe-vent vont se coincer, l’équilibre des sacs installés sur ma valise trolley va se rompre.
Je redouterai d’arriver avec du retard à l’aéroport à cause des bouchons, d’une grève, des orages qui pourront faire chuter des arbres sur les fils électriques du train corail comme cela s’est produit avant-hier.
Est-ce que cette attitude deviendrait un T.O.C ? L’impatience ?
Est-ce la peur de rester sans bouger dans mon petit bourg millénaire ?
Il est vrai que la famille Flotte, en premier examen, ne lui a pas transmis grand-chose pour satisfaire les habitants et même les touristes de 2007 : Le souvenir d’une date de foire qui n’existe plus depuis longtemps.
Comme à cette époque, il n’y avait pas d’inventaire, on ne sait pas non plus avec certitude ce que leurs prédécesseurs leurs avaient laissé.
En effet, avant Pierre Flotte, jusque vers l’an 900, le Livradois était administrativement divisé en Viguerie. C'était des "espaces de justice". Puis, au XI°siècle, ce sont les seigneuries qui prévalent et parmi les seigneurs, les seigneurs de Meymont sont rapportés comme "seigneurs de Meymont et d’Olliergues".Leur territoire englobait la commune actuelle. Géographiquement, Meymont, est, aujourd'hui, un petit village, presque désert, séparé de la commune par une profonde vallée ou coule la Dore.(En langue "Celte" une "dore"est une rivière, la Dore dogne...).De ce fait, il semble beaucoup plus proche d'Olliergues, que du territoire de notre commune.
Les seigneurs de Meymont font partie d’une très vieilles familles de France. Le sceau des Meymont, un chevalier à cheval, est, si mes souvenirs sont exacts, le plus vieux ou l'un des plus vieux sceaux répertoriés à la Bibliothèque Nationale…(vers 970 ?)
Une généalogie de cette famille est rapportée par un site canadien. (recherche Avancé:Agne)
On y voit que les Agne de Meymont descendent du fils de Sulpice de Chapteuil (900-967) qui est connu comme Agne I de Saint-paulien (930-967), jusqu'à Agne IV.
Agne IV fils de Agne III et A. de Dalmas né en 1120 se marie en 1150 avec Emengard.
Du mariage, seule une enfant est rapportée : Yseult de Meymont (1160-1250).Il est rare à cette époque de vivre jusqu'à quatre-vingt-dix ans.
Il se pose le problème de savoir quel" Agne de Meymont", en octobre 1252 (d'aprés P.Porteau) octroie une charte de coutume aux habitants d’0lliergues et de ce fait aux habitants de ma commune. Agne IV ,dont on ne connaît pas la date de décès, aurait eu 132 ans. Pour cette famille, le titre va être transmis par Yseult en se mariant à un membre apparenté de la 4° génération de sa lignée paternel : Robert de Velay de Clermont, fils de Guillaume VII,Comte d'Auvergne. Elle donna naissance à Agne V de Meymont (1215-1253) qui eut donc le temps d’octroyer la charte d’octobre 1252 à Olliergues et Meymont.
Agne V épouse Béatrice de Baffie qui enfante Béatrice d’Olliergues. (1250-1299) Béatrice lia son destin à Bertrand II de la Tour dite d’Auvergne qui confirme l’existence de la charte d’Olliergues 12 ans après la mort de Béatrice et transmis à leurs fils Bernard III la seigneurie de la Tour dite d’Auvergne, alors que la seigneurie de Meymont, en quelque sorte en déshérence, passait dans la dépendance de la famille Flotte en 1295 peu avant le décès de Béatrice d’Olliergues.
Bernard III de La Tour d’Auvergne le fils de Bertrand, ouvrait une lignée qui allait conduire au comte d’Auvergne et de Boulogne, et jusqu’à la reine de France Catherine de Medicis, deux siècles plus tard (1519-1589).
Quant au passé, l'alliance de Agne V avec Beatrice de Baffie rapprochait la famille de Meymont de celle de Roussillon puisque Beatrice était une des trois filles de Guillaume 1°de Baffie et d'Eléonore de Forez dont une des deux autres filles, Matheline avait épousé en 1235 Artaud III Seigneur de Roussillon. De cette union naquit Bertrix de Roussillon (1240-1305) épouse de Godemar II de Jarez et de St Chamond, mort aux croisades,probablement à Saint Jean d'Acre. Bertrix de Roussillon est la fondatrice de la Chartreuse de Sainte-croix qui sera soupçonnée d'avoir des rapports mystérieux avec les templiers. Elle est morte à St Chamond, et inhumée à Vienne. Bien sur, je ne suis pas historien...
Cette réflexion menée sur les origines de la foire de la Saint Barnabé montre que peut-être cette foire commémorait depuis 1339 et pendant prés de 500 ans, la mort, glorieuse, le 11 juillet 1302 jour de la Saint Benoit, de Pierre Flotte, Chancelier de France? Cela nous a conduit très loin dans le passé et m'amuse beaucoup. L'origine de cette foire n'est-elle pas plus simplement dans le bon vouloir du roi? Si le bleu du drapeau français était vert, ce serait la couleur de l'espoir...
Que nous réserve les origines de la foire de la Saint Géraud ?
Voilà de quoi nous occuper en attendant d’aller ailleurs.
C’est la première fois de l'année que la température extérieure est supérieure à celle de mon bureau. J’ai donc ouvert la fenêtre pour réchauffer la pièce. Depuis mon retours en mars, j’ai diminué progressivement le chauffage sans pouvoir l’arrêter complètement. Mes séjours entre les tropiques m’ont rendu frileux.
Dans trois semaines, je serais dans l’hémisphère austral une fois de plus. Et une fois encore j’attends le jour du départ avec impatience et angoisse.
Les bagages se montreront plus encombrants que d’habitude et pourtant ils ne seront pas plus lourds. J’aurai vérifié avec une balance !
Je regretterai d’avoir au dernier moment abandonné ma petite Delsey pour un bagage cabine plus volumineux sous prétexte de faire perdre à ma valise les quelques grammes qui aurait pu faire dépasser les vingt-cinq kilogrammes réglementaires.
Comme d’habitude je paniquerai avec ce que sera placé dans mes poches : Où sont mes cartes de crédits ? mon billet d’avion ? Le passeport ? Les clefs de ma voiture ? Ma carte de téléphone ? Mon smart phone ?
Les fermetures des multiples poches de mon coupe-vent vont se coincer, l’équilibre des sacs installés sur ma valise trolley va se rompre.
Je redouterai d’arriver avec du retard à l’aéroport à cause des bouchons, d’une grève, des orages qui pourront faire chuter des arbres sur les fils électriques du train corail comme cela s’est produit avant-hier.
Est-ce que cette attitude deviendrait un T.O.C ? L’impatience ?
Est-ce la peur de rester sans bouger dans mon petit bourg millénaire ?
Il est vrai que la famille Flotte, en premier examen, ne lui a pas transmis grand-chose pour satisfaire les habitants et même les touristes de 2007 : Le souvenir d’une date de foire qui n’existe plus depuis longtemps.
Comme à cette époque, il n’y avait pas d’inventaire, on ne sait pas non plus avec certitude ce que leurs prédécesseurs leurs avaient laissé.
En effet, avant Pierre Flotte, jusque vers l’an 900, le Livradois était administrativement divisé en Viguerie. C'était des "espaces de justice". Puis, au XI°siècle, ce sont les seigneuries qui prévalent et parmi les seigneurs, les seigneurs de Meymont sont rapportés comme "seigneurs de Meymont et d’Olliergues".Leur territoire englobait la commune actuelle. Géographiquement, Meymont, est, aujourd'hui, un petit village, presque désert, séparé de la commune par une profonde vallée ou coule la Dore.(En langue "Celte" une "dore"est une rivière, la Dore dogne...).De ce fait, il semble beaucoup plus proche d'Olliergues, que du territoire de notre commune.
Les seigneurs de Meymont font partie d’une très vieilles familles de France. Le sceau des Meymont, un chevalier à cheval, est, si mes souvenirs sont exacts, le plus vieux ou l'un des plus vieux sceaux répertoriés à la Bibliothèque Nationale…(vers 970 ?)
Une généalogie de cette famille est rapportée par un site canadien. (recherche Avancé:Agne)
On y voit que les Agne de Meymont descendent du fils de Sulpice de Chapteuil (900-967) qui est connu comme Agne I de Saint-paulien (930-967), jusqu'à Agne IV.
Agne IV fils de Agne III et A. de Dalmas né en 1120 se marie en 1150 avec Emengard.
Du mariage, seule une enfant est rapportée : Yseult de Meymont (1160-1250).Il est rare à cette époque de vivre jusqu'à quatre-vingt-dix ans.
Il se pose le problème de savoir quel" Agne de Meymont", en octobre 1252 (d'aprés P.Porteau) octroie une charte de coutume aux habitants d’0lliergues et de ce fait aux habitants de ma commune. Agne IV ,dont on ne connaît pas la date de décès, aurait eu 132 ans. Pour cette famille, le titre va être transmis par Yseult en se mariant à un membre apparenté de la 4° génération de sa lignée paternel : Robert de Velay de Clermont, fils de Guillaume VII,Comte d'Auvergne. Elle donna naissance à Agne V de Meymont (1215-1253) qui eut donc le temps d’octroyer la charte d’octobre 1252 à Olliergues et Meymont.
Agne V épouse Béatrice de Baffie qui enfante Béatrice d’Olliergues. (1250-1299) Béatrice lia son destin à Bertrand II de la Tour dite d’Auvergne qui confirme l’existence de la charte d’Olliergues 12 ans après la mort de Béatrice et transmis à leurs fils Bernard III la seigneurie de la Tour dite d’Auvergne, alors que la seigneurie de Meymont, en quelque sorte en déshérence, passait dans la dépendance de la famille Flotte en 1295 peu avant le décès de Béatrice d’Olliergues.
Bernard III de La Tour d’Auvergne le fils de Bertrand, ouvrait une lignée qui allait conduire au comte d’Auvergne et de Boulogne, et jusqu’à la reine de France Catherine de Medicis, deux siècles plus tard (1519-1589).
Quant au passé, l'alliance de Agne V avec Beatrice de Baffie rapprochait la famille de Meymont de celle de Roussillon puisque Beatrice était une des trois filles de Guillaume 1°de Baffie et d'Eléonore de Forez dont une des deux autres filles, Matheline avait épousé en 1235 Artaud III Seigneur de Roussillon. De cette union naquit Bertrix de Roussillon (1240-1305) épouse de Godemar II de Jarez et de St Chamond, mort aux croisades,probablement à Saint Jean d'Acre. Bertrix de Roussillon est la fondatrice de la Chartreuse de Sainte-croix qui sera soupçonnée d'avoir des rapports mystérieux avec les templiers. Elle est morte à St Chamond, et inhumée à Vienne. Bien sur, je ne suis pas historien...
Cette réflexion menée sur les origines de la foire de la Saint Barnabé montre que peut-être cette foire commémorait depuis 1339 et pendant prés de 500 ans, la mort, glorieuse, le 11 juillet 1302 jour de la Saint Benoit, de Pierre Flotte, Chancelier de France? Cela nous a conduit très loin dans le passé et m'amuse beaucoup. L'origine de cette foire n'est-elle pas plus simplement dans le bon vouloir du roi? Si le bleu du drapeau français était vert, ce serait la couleur de l'espoir...
Que nous réserve les origines de la foire de la Saint Géraud ?
Voilà de quoi nous occuper en attendant d’aller ailleurs.

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