Jinghong se trouve dans l’extrême sud du Yunnan.
La ville est située dans le Xishuangbanna, terre des Dai mais également la terre d’origine du Paon qui est ‘leur ancêtre’Reputée pour ces chrysalides de guêpes à l’œuf, cuites croquantes dans du saindoux et légèrement poivrées, recette qui est également valable pour les œufs de fourmis jaunes (bien sûr), mais différente pour les vers blancs de bambou qu’il suffit d’ébouillantés et de faire tendrement revenir dans un peu de graisse, on est surpris de trouver une ville moderne avec une enseigne Pierre Cardin bien vivante, authentique et pleine de clients, des immeubles qui n’existent pas encore en Auvergne avec déclenchement automatique de la minuterie à chaque palier et plus… des maisons de jeux d’argent et des » boutiques d’amour » décorées d’affiches de couples blancs lascifs, ouvertes de plain-pied avec la rue « noire de monde » mais ou seul une échelle étroite permet d’accéder aux… Cieux.
Des méchants ont écrit que Jinghong devait sa richesse aux trafics avec la Birmanie très proche, Ils ont sans aucun doute oublié de voir les énormes collines sculptées par les travailleurs du thé. On peut visiter des plantations, mais on en découvre bien leurs extraordinaires beautés que d’avion et les goûts somptueux de leurs productions dans les grandes boutiques d’où on l’exporte en Chine d’abord et dans le monde ensuite. Ils ont réussi à me faire boire avec plaisir de l’eau chaude avec quelques feuilles.
L’institut de recherche sur les plantes tropicales a acclimaté la production de l’hévéa entre le 21° et le 22° parallèle faisant de la province le deuxième producteur de latex de Chine. Malgré son agriculture qui sculpte les collines, les forêts tropicales continuent à nourrir des tigres, des éléphants et de très nombreuses richesses endémiques qui alimentent le tourisme. 300 espèces de plantes médicinales, plus de mille espèces animales sont préservées sur prés de 13 % de la surface de la préfecture.
Le Mékong ici s’appelle Lancang Jiang. Il est navigable. Des navettes descendent à travers le triangle d’or jusqu’en Thaïlande en longeant la frontière Birmane. Et depuis la Thaïlande d’autres navettes permettent de naviguer jusqu'à Luang Prabang au Laos. Mais il n’y a plus de place avant la fin de mon séjour au Yunnan.Ce sera pourla prochaine fois...
vendredi 2 novembre 2007
Lijiang



La route qui rejoint Lijiang au départ de Dali est excellente. Elle monte de vallée en vallée qui sont toutes travaillées comme de vastes jardins, pour arriver sans trop de fatigues à 2400 mètres d’altitude sur un plateau prisonnier entre la chaîne des Hengduan et la montagne du « Dragon de Jade ». On est à 600 km de Kunming, au nord est du Yunnan vers les confins tibétains.
Lijiang a été ajouté depuis dix ans (1997) à la liste des plus grands héritages culturels du monde. La vielle ville, entourée par la ville moderne, est irriguée par de nombreux canaux qui prennent leurs eaux dans la rivière de jade. Les eaux d’une grande limpidité nourrissent une multitude de poissons souvent rouges qui se disposent en bancs ondulant dans le courant pour la joie des passants. Des passants, dans les ruelles de la vielle ville, il y en a de toute la Chine et de toute l’Asie, du Tibet au japon en passant par la Thaïlande et le Vietnam. Il y en a beaucoup plus qu’à Dali et Lijiang le mérite. Bien sûr, il y a les passages qui sont bordés de boutiques à touristes encombrés de tout ce que fabriquent les nombreuses ethnies qui l’habitent, mais il y a aussi ses nombreuses venelles pavées d’ardoise, ses ponts en pierre, ses ruisselets qui dessinent de minuscules îlets, ses moulins et ses toits sur lesquels des chats et des oiseaux de proie en faïence montent la garde.
Le palais des Mu au pied et au flanc de la colline du Lion a été reconstitué après un tremblement de terre. On commence à voir les limites de cette restauration. La couche de plastique rouge posee sur certains poteaux commence à se désagréger sous le soleil. Il a pu être comparé au Palais de la cité interdite et il vaut la visite. Bâtie dés l’époque mongole, agrandie sous les Ming. Ses pavillons abritent parfois des expositions culturelles Naxi ou Dongba.
Je me suis plus à rêver dans le parc de l’étang du Dragon noir dont l’entrée est protégée par deux couples de lions. On accède au Pavillon "pour attraper la lune" par le pont de la "Ceinture du Mandarin". On y voit le pavillon aux cinq Phénix qui servit de résidence aux Tutsi pendant le XVII° siècle et le Musée des Dongba qui révèle la richesse d’une grande civilisation des premiers siècles.
Je me suis plus à rêver dans le parc de l’étang du Dragon noir dont l’entrée est protégée par deux couples de lions. On accède au Pavillon "pour attraper la lune" par le pont de la "Ceinture du Mandarin". On y voit le pavillon aux cinq Phénix qui servit de résidence aux Tutsi pendant le XVII° siècle et le Musée des Dongba qui révèle la richesse d’une grande civilisation des premiers siècles.
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