jeudi 16 décembre 2010

Dogue de Bordeaux ?





Suis-je encore Français ? Ou suis-je devenu un Dogue de Bordeaux ?

Il n'y a pas si longtemps, le temps ou ma grand mère vers 1879 réussissait son brevet, la France était un grand pays sur la planète. Les jeunes gens instruits étaient demandés partout dans le monde pour instruire les élites , enseigner la philosophie et les sciences aux autres Nations, pour parler de Grandeur et de Liberté . Nos armées protégeaient de ses soldats les horreurs causées aux autres par l'absence de culture , ou par l'immobilisme des sociétés matriarcales ou celui, lucide, des grandes civilisations chinoises, à ce qu'il paraît.

Il y a aujourd'hui des français fils d’émigré, il y a des français des îles, des français musulmans, des français d’origine étrangère, des religieux, des laïques, cette diversité est une richesse pour notre culture. C'est maintenant à notre tour d'aller chercher la science , le zéro, et les produits non seulement exotiques, de par le monde.

Les Dogues de Bordeaux ont été sauvés de l’extinction en 1972. Ils sont plein de respect pour moi et s’effacent lorsque nos chemins se croisent sur un trottoir. Je suis poli avec eux et ils me le rendent bien. Ils sont même affectueux et protecteurs.
Ce n’est pas le cas des français récents. Eux, ils me bousculent fièrement ou me traitent de vieux débris. Certains se permettent de me faire un doigt d'honneur lorsque je porte ma contribution à l'hôtel des impôts. Je fais comme les Dogues, je passe mon chemin, je ne montre pas mon dentier.

Bien sur les Dogues de Bordeaux et moi nous avons des millénaires d’affinités. ils sont arrivés de l'est allant vers le pays ou le soleil va se reposer..Ils ont même attendu que ceux qui poussaient les barques vers le soleil, reviennent après avoir butté sur l’océan vers "Achill Island". Les Dogues de Bordeaux furent heureux de retrouver ceux dont ils n'avaient pas pu suivre les pirogues à la nage.
Les Dogues découvrirent que leurs compagnons savaient, à présent, faire des voiles de lin. Ces voiles permettaient d'aller sur l'eau avec moins de fatigue . Ils ramenaient aussi les légendes du Christ chantée par des moines que Patrick, l'exilé, avait instruit du coté de "Clew Bay" sur une colline. Leurs chants étaient beaux.

Ah Mahomet, si tu avais été gagner à "Tours"!
Tu nous aurais fait échapper aux prêches d'Urbain II, aux Templiers. Il n'y aurait pas eu de révolution, pas d'Empire Français, pas de guerres coloniales. On serait, si bien, resté entre nous avec les Dogues de Bordeaux.

Mais les Dogues de Bordeaux n'ont pas honte. Ils ne regrettent rien, même pas d'être si peu nombreux . Je suis comme eux, inconscient, trop gentil sans repentir. Je dois perdre la mémoire de ceux qui peuplent les cimetières heureux...

mercredi 13 octobre 2010

Misonéiste !



Je me souviens que vers l’âge de l’adolescence, mes fils avaient l'impression de glisser dans un flot temporel qui les emportait très loin du rocher ou par manque de courage, d'après eux, je m'accrochais peureusement comme un unionoide Je n'avais aucune notion de la réalité. Le monde lumineux n'éclairait plus ma route et je n'avais plus qu'à attendre de voir les merveilles qu'ils allaient me révéler. La littérature, les auteurs classiques, l'histoire et même la géographie n'étaient plus à la mode. Il n'y avait plus besoin de livre, le calcul mental était franchement rétrograde depuis l'invention du boulier, de la pascaline et de l'ordinateur. La physique elle même pouvait être résumé en quelques formules dans la mémoire d'une calculette H.P et redécouverte au fur et à mesure des besoins.
Malheureusement ces belles certitudes ne passèrent pas l'épreuve du bac.
Trente ans plus tard , les enfants n'ont pas changé : seul les vieillards pensent que les auteurs à minima ,sans aller trop loin dans le temps, peuvent être Camus, Sartre , Hemingway et pourquoi pas Lapouge ou Sagan après avoir lu,Daudet la comtesse de Segur ou Jules Verne.
Une fille de dix ans ne pense qu'aux Simpson et à "Michael" .Dans ses rêves, elle ne s'imagine pas maman, infirmière, docteur, ou libérant la France comme Jeanne d'arc, mais chanteuse ou championne d'un sport spectacle. Elle est maintenue en apesanteur par des flots d'applaudissement faisant voler des papillons de dollars tellement plus chargés de parfums et de couleurs écologiques que l'Euro
. Me voilà de nouveau représentant d'un passé qui ne laisse de place ni au présent ni au futur.
La musique indienne se glisse là ou le chant grégorien avait ses habitudes Les bûches de chênes éclairent la cheminée qui attend les châtaignes . Les Maéva de Clare Island accompagnent difficilement celles de Nosy Bohara ...
Et revient l'éternel recommencement avec les Oscar , Aloï ,Gédéon .
Om....Om...Om , fait le coeur le de l'Inde avec ceux qui doivent revivre .

lundi 8 mars 2010

KAMPONG SOM, CAMBODGE

SIHANOUKVILLE :




C’est à la saison des pluies que je le préfère . Une belle saison ou les temps de pluie garentissent de se reposer du grand soleil qui reste habituel pendant cette période. Le soleil pompe l’eau de la mer, le ciel se couvre de nuage, la vapeur se condense et le cycle recommence. Ce serait même la saison idéale pour les vacanciers s’il ne pleuvait que la nuit, ce qui est souvent le cas. Mais souvent le balcon de l’hôtel Mealy-Chenda n’est plus fréquentable sauf, si on le confond avec une cabine de douche d’où le regard permet de deviner entre les gouttes «Victory Beach» le jour et d’écouter, la nuit, rythmée par les gouttes, les musiques discrètes du J. Bar qui se dissolvent dans celles encore plus nombreuses des cafés de la«rue de la soif».
Huit jours de contemplation ininterrompue de larges gouttes peuvent, doivent permettre d’atteindre à la sagesse ?





"Victory Beach"est le nom du bord de mer de "Wheather Hill":


"Weather Hil" est le nom de la colline, qui domine en majesté le paysage entre le port et la ville. La colline doit son nom à la station météo qui y est installée sur " Elkareach Street". Cette station est elle-même surplombée par l’hôtel et casino "New Peak" derrière lequel j’ai failli acheter une toute petite villa, il y a quelques années, lorsque la neige et l' E.J.P d’ E.D.F me faisaient, dans mon petit village, regretter les moussons . De riches personnes y ont construit maintenant de magnifiques villa avec des piscines ou l’on aurait plaisir à se jetter.
Quant à la «rue de la soif» (c’est une rue sans nom que j’appelle ainsi pour rappeler la «rue de la Boue» très célèbre dans le quartier"down town"à l’époque des G.I.) c'est une concentration de boites, de bars, de restaurants, généralement tenus et fréquentés par des expatriés, qui s’éveille à la tombée du jour et se couche aux aurores. Dans les cinq dernières années, beaucoup de boites ont changé de noms, de propriétaires, de programmes. A mon dernier séjour, les survivants étaient " Le MOJO"»et son écran de cinéma , à l’autre bout de la rue sur le trottoir d’en face, "Le PAPAGAYO". Au milieu de la rue et de part et d’autre, le restaurant " La Koh Lyn" et le bar -dancing "Le Tropicana"…Tous les autres ont été vendus achetés, revendus plusieurs fois. Le Papagayo est devenu une «annexe cabaret» de la "Guesthouse" de même nom installée vers " Orcheuteal Beach", pôle "new-look de Sihanouke". Le Corner bar temporairement n’avait plus de propriétaire et le grand Rodolphe, avec son cuisinier malgache, s'était installé à Kep ou il tient un Hôtel ,avec bungalow, piscine et d' ou il régale toujours de sa merveilleuse cuisine que j’avais jadis connu à Majunga sur le canal du Mozambique. Il y concurrençait non seulement Madame Chabot mais aussi l’hôtel Piscine. L’hôtel piscine, fréquenté par Ratsiraka, Chirac et d'autres grands, a pour jeune propriétaire, bien apparenté, un parent proche de l’Assureur de mon village de six cent habitants. Le monde est petit…mon village est grand.
C’est au pied de " weather Hill" qu'il est possible de visiter "Snake House", avec ses serpents, son restaurant et sa boite de nuit ou il est particulierement attachant de voir de belles sirènes qui nagent rien que pour vous ou …vos dollars .
Récemment Snake House et " Airport" » ont associé leurs «managements». En 2008, la cuisine de l'Airport travaillait avec celle du Papagayo .


L' Airport se cherche et ne se trouve pas.Mais quand même, les œufs sur le plat façon Elstine sont à goutter et on y mange tranquillement bien, . La boite n’a pas l’air d’attirer les foules : l’imagination slave n’excite pas la sensibilité Khmer et mes talents de cinéaste ne traduisent pas l’originalité du lieu qui est pourtant bien réels. Les hélices de l' Antonov servent de ventilateur, La cabine du pilote est devenue l’antre du D.J. les sorties de moteur diffusent des brumes rafraîchissantes à la place des torrents chauds de kérosène brulés et une B.M.W coupée en deux parties, accrochées aux murs de part et d’autre de la salle peut servir à diffuser de la musique.
Devant la boite, la plage est propre, ratissée et une douche fraîche permet d’enlever son sable avant d’aller au restaurant ou de prendre le bateau pour visiter les îles. L’accès entièrement libre est protégé par des pseudo-détecteurs de métaux, mais il manque les scanners qu'on installe dans nos aéroport…l’imagination les remplace.
Sihanoukville pour les touristes, c’est surtout, pour encore quelques temps ,Orcheuteal Beach. Mais , depuis trois ans, un immense complexe ,qui ne manque pas d’allure, est en construction
vers Hawaï Beach.
Orcheuteal commence vers le "Golden Lion trafic circle"et va de Serenpidity jusqu’à Otres Beach.
Une bonne moitié des plages sont fermées pour cause de "développement" à la hauteur de la gigantesque et presque invisible usine de purification d’eau par les plantes qui alimente la cité. On avait parlé d’un terrain de Golf pour s’établir dans cette zone de développement:
L’an dernier la zone était envahie par de gigantesques et puissants moutons qui enfonçaient des poteaux en bétons dans le sable garnis d'eau .Ils faisaient vibrer "aux aurores "les touristes en train de se reposer de leurs nuits jusqu’à la "guesthouse Manakara",vers le Shiva ou j’ai quelques habitudes et plus loin encore.On devrait plutôt s’attendre à la construction de grands hôtels supplémentaires, façon Thaï.
Avant les travaux, une multitude de bar-restaurant et de spectacles assuraient tard dans la nuit l’animation de la plage. Il en reste une bonne moitiée. Le Shiva méne la danse, attirant les clients avec des feux d'artifices des jongleurs ou des cracheurs de feu et le nouveau venu, le Tahiti Beach, prend un essor certain grace à la gentillesse de son staff et au talent de sa cuisinière. Entre les deux : le paradis des joueurs de pétanque avec encore un excellent restaurant français qui ne fait pas de réclame. Ces lieux suffisent à me distraire… Je me souviens de mes "petits déjeuners "dont on peut voir en photo un exemple,servie , avec soins ,par une ex-employée du "Papagayo".

Pour les plus compliqués d'entre nous, d’excellents guides gratuites sont distribués dans les hôtels de Phnom Penh et de Sihanouk . Mais une balade dans les îles, des promenades en moto à la chute d’eau et au "Ream Park"(vers le futur et vrai aéroport, presque achevé) sont indispensables.
Les motos, il faut prendre le temps de s’asseoir à la terrasse d’un café et les regarder passer avant de les conduire :
Des feux tricolores ont été installés fin 2008, pour qu'ils soient respectés, il faut un bataillon de policier à chaque feu et l’usage de ces feux ne semble pas identique au notre. Sans gendarmes, les feux servent exclusivement de décors.
Les motos ont presque disparu à Bangkok, elles ont voyagés jusqu’à Saîgon ou elles s’accumulent, mais elles transitent et séjournent au Cambodge.
Il ne faut pas allumer ses phares dans la journée : l’amende est proportionnelle à l’idée que le policier se fait de votre richesse.
Sur 400 mètres de route on peut vous demander trois fois , ou plus, vos papiers.
Si un policier est au milieu de la route, il ne vous arrêtera peut être pas, mais si vous mettez vos clignotants ce n'est pas pour prévenir ceux qui sont derrière vous que vous aller changer légèrement de direction pour ne pas le heurter . C'est pour montrer que vous ne respectez pas l'ordre de se garer qu'il n'a pas encore donné. Attention si pour verbaliser il fait semblant de parler en anglais pour expliquer votre faute cela vous coutera trés chère, mais cependant moins chère que s’il essaye de parler le français.
Si vous avez loué votre moto pour une journée, on vous réclamera une licence qu'il faut quinze jours pour obtenir…il faut refuser de payer l’amende : ce n’est pas toujours facile, mais on peut laisser la moto, le loueur ira récupérer son bien et vous prendrez une moto taxi pour retourner à votre hôtel.
Seul le conducteur doit avoir un casque , les passagers en sont dispensés : On peut voir sur une moto de 100 cc , le chauffeur avec un casque, un enfant sur ses genoux ,et derrière lui, ses trois autre enfants, puis son épouse, son chien, sans aucune protection à la limite extréme du porte bagage. Il porte parfois ,en plus, d’énormes paquets et roule sur la partie gauche de la chaussée sous prétexte de prendre à 200 mètres une route arrivant sur la gauche de la voie principale.
Il ne faut jamais rouler trop à droite : la partie droite de la chaussée est divisée en trois, il faut rouler au milieu : à droite et à gauche, vous pouvez voir des motos qui vont dans le sens opposé du vôtre et plus d'un touriste, plus d'un résident se sont laissés surprendre.
Enfin, les animaux ne connaissent pas le code de la route.
En cas d’accident, une poignée de dollar est le seul argument qui vous empêchera d’avoir tort.
Tout peut changer, une nouvelle reglementation pour la circulation et le port du casque est à l'étude.

Mais l’air qui circule sous vos bras, passe sous votre casque, caresse votre poitrine, quel plaisir!

dimanche 28 février 2010

Ethologie écologiste


Les mois de Février d’autrefois :

Il ne faut pas retourner au moyen âge pour constater que la variété et l’abondance de ce que l’on trouve sur les «étales » des échoppes ou dans les rayons des « super marchés » n’a pas toujours existé et pas seulement pendant les périodes de guerre. Il fut un temps ou les nombreux produits que l’on peut y acheter de nos jours étaient introuvables ou sans prix.

Je me souviens avec émotion de ma première orange et aussi de ma première noix de coco que l’on m’avait suggéré de couver pendant trois semaines pour voir naître le petit singe qu'elle devait contenir. Grenades, bananes, dates ne figuraient que rarement dans les corbeilles de fruits, après celle de Noël. Quand aux raisins de février, aux prunes et aux cerises, il fallait y rêver pour des mois plus ensoleillés que l’on soit riche ou pauvre. On consommait avec appétit les productions de saison et pour beaucoup, les productions locales de saison.

Dans une famille à revenues correctes, les gens qui s’estiment « écologistes » devraient s’en souvenir, les productions remarquables de février en légumes, sans voyages intercontinentaux, consistaient en :

Endives, champignons, choux fleurs, cardons, topinambours, céleris, salsifis, et choux de Bruxelles. On peut trouver, comme viandes de saison, les gibiers. Quand aux poissons de février ce sont les esturgeons, les saumons, merlans, limandes et autres éperlans qui côtoient chez les bons poissonniers, les homards, les écrevisses, les huîtres et les moules.

Quand aux fruits, c’est encore l’époque de manger des poires et des pommes et il existe tant de variétés de ces deux fruits qu’il y a peu de chance de s’en lasser.

Avec les légumes de bases et les conserves, on pouvait se nourrir.

Attention la ligne, Voici trois déjeuners de février à titre d’exemple :

Un déjeuner « gras »: huîtres fraîches, bitokes à la russe, pigeons rôtis, dessert

Un déjeuner « maigre »: œufs sur le plat, écrevisses à la bordelaise, saumon sauce hollandaise, choux-fleurs au beurre, fromage

Un déjeuner de Réception : quatre hors-d’œuvre, rissoles de volailles, fricandeau à l’oseille, dinde rôtie, pâtée de foie gras, salade, diplomate au rhum, desserts.

Mon panier de l’an 2010 peut contenir en ce mois très particulièrement froid : Onze variétés de fruit en pleine saison de plus qu'il y a soixante ans tels que : ananas avocat, banane, citron, Kumquats, Mangues, Pomélos... Et peu de légumes supplémentaires, à l’exception du piment et de la chayotte.

L’écrevisse n’est plus de saison, de même que le homard . Ils seront plus gros en juillet et Août. Par contraste de nombreux coquillages les remplacent : bulot, amande de mer, coque, ormeau, oursin, pouce pied, praire…

Et je ne sais toujours pas ce que je vais préparer demain pour dîner ?