mercredi 13 octobre 2010

Misonéiste !



Je me souviens que vers l’âge de l’adolescence, mes fils avaient l'impression de glisser dans un flot temporel qui les emportait très loin du rocher ou par manque de courage, d'après eux, je m'accrochais peureusement comme un unionoide Je n'avais aucune notion de la réalité. Le monde lumineux n'éclairait plus ma route et je n'avais plus qu'à attendre de voir les merveilles qu'ils allaient me révéler. La littérature, les auteurs classiques, l'histoire et même la géographie n'étaient plus à la mode. Il n'y avait plus besoin de livre, le calcul mental était franchement rétrograde depuis l'invention du boulier, de la pascaline et de l'ordinateur. La physique elle même pouvait être résumé en quelques formules dans la mémoire d'une calculette H.P et redécouverte au fur et à mesure des besoins.
Malheureusement ces belles certitudes ne passèrent pas l'épreuve du bac.
Trente ans plus tard , les enfants n'ont pas changé : seul les vieillards pensent que les auteurs à minima ,sans aller trop loin dans le temps, peuvent être Camus, Sartre , Hemingway et pourquoi pas Lapouge ou Sagan après avoir lu,Daudet la comtesse de Segur ou Jules Verne.
Une fille de dix ans ne pense qu'aux Simpson et à "Michael" .Dans ses rêves, elle ne s'imagine pas maman, infirmière, docteur, ou libérant la France comme Jeanne d'arc, mais chanteuse ou championne d'un sport spectacle. Elle est maintenue en apesanteur par des flots d'applaudissement faisant voler des papillons de dollars tellement plus chargés de parfums et de couleurs écologiques que l'Euro
. Me voilà de nouveau représentant d'un passé qui ne laisse de place ni au présent ni au futur.
La musique indienne se glisse là ou le chant grégorien avait ses habitudes Les bûches de chênes éclairent la cheminée qui attend les châtaignes . Les Maéva de Clare Island accompagnent difficilement celles de Nosy Bohara ...
Et revient l'éternel recommencement avec les Oscar , Aloï ,Gédéon .
Om....Om...Om , fait le coeur le de l'Inde avec ceux qui doivent revivre .