Suis-je encore Français ? Ou suis-je devenu un Dogue de Bordeaux ?
Il n'y a pas si longtemps, le temps ou ma grand mère vers 1879 réussissait son brevet, la France était un grand pays sur la planète. Les jeunes gens instruits étaient demandés partout dans le monde pour instruire les élites , enseigner la philosophie et les sciences aux autres Nations, pour parler de Grandeur et de Liberté . Nos armées protégeaient de ses soldats les horreurs causées aux autres par l'absence de culture , ou par l'immobilisme des sociétés matriarcales ou celui, lucide, des grandes civilisations chinoises, à ce qu'il paraît.
Il y a aujourd'hui des français fils d’émigré, il y a des français des îles, des français musulmans, des français d’origine étrangère, des religieux, des laïques, cette diversité est une richesse pour notre culture. C'est maintenant à notre tour d'aller chercher la science , le zéro, et les produits non seulement exotiques, de par le monde.
Les Dogues de Bordeaux ont été sauvés de l’extinction en 1972. Ils sont plein de respect pour moi et s’effacent lorsque nos chemins se croisent sur un trottoir. Je suis poli avec eux et ils me le rendent bien. Ils sont même affectueux et protecteurs.
Ce n’est pas le cas des français récents. Eux, ils me bousculent fièrement ou me traitent de vieux débris. Certains se permettent de me faire un doigt d'honneur lorsque je porte ma contribution à l'hôtel des impôts. Je fais comme les Dogues, je passe mon chemin, je ne montre pas mon dentier.
Bien sur les Dogues de Bordeaux et moi nous avons des millénaires d’affinités. ils sont arrivés de l'est allant vers le pays ou le soleil va se reposer..Ils ont même attendu que ceux qui poussaient les barques vers le soleil, reviennent après avoir butté sur l’océan vers "Achill Island". Les Dogues de Bordeaux furent heureux de retrouver ceux dont ils n'avaient pas pu suivre les pirogues à la nage.
Les Dogues découvrirent que leurs compagnons savaient, à présent, faire des voiles de lin. Ces voiles permettaient d'aller sur l'eau avec moins de fatigue . Ils ramenaient aussi les légendes du Christ chantée par des moines que Patrick, l'exilé, avait instruit du coté de "Clew Bay" sur une colline. Leurs chants étaient beaux.
Ah Mahomet, si tu avais été gagner à "Tours"!
Tu nous aurais fait échapper aux prêches d'Urbain II, aux Templiers. Il n'y aurait pas eu de révolution, pas d'Empire Français, pas de guerres coloniales. On serait, si bien, resté entre nous avec les Dogues de Bordeaux.
Mais les Dogues de Bordeaux n'ont pas honte. Ils ne regrettent rien, même pas d'être si peu nombreux . Je suis comme eux, inconscient, trop gentil sans repentir. Je dois perdre la mémoire de ceux qui peuplent les cimetières heureux...
Il n'y a pas si longtemps, le temps ou ma grand mère vers 1879 réussissait son brevet, la France était un grand pays sur la planète. Les jeunes gens instruits étaient demandés partout dans le monde pour instruire les élites , enseigner la philosophie et les sciences aux autres Nations, pour parler de Grandeur et de Liberté . Nos armées protégeaient de ses soldats les horreurs causées aux autres par l'absence de culture , ou par l'immobilisme des sociétés matriarcales ou celui, lucide, des grandes civilisations chinoises, à ce qu'il paraît.
Il y a aujourd'hui des français fils d’émigré, il y a des français des îles, des français musulmans, des français d’origine étrangère, des religieux, des laïques, cette diversité est une richesse pour notre culture. C'est maintenant à notre tour d'aller chercher la science , le zéro, et les produits non seulement exotiques, de par le monde.
Les Dogues de Bordeaux ont été sauvés de l’extinction en 1972. Ils sont plein de respect pour moi et s’effacent lorsque nos chemins se croisent sur un trottoir. Je suis poli avec eux et ils me le rendent bien. Ils sont même affectueux et protecteurs.
Ce n’est pas le cas des français récents. Eux, ils me bousculent fièrement ou me traitent de vieux débris. Certains se permettent de me faire un doigt d'honneur lorsque je porte ma contribution à l'hôtel des impôts. Je fais comme les Dogues, je passe mon chemin, je ne montre pas mon dentier.
Bien sur les Dogues de Bordeaux et moi nous avons des millénaires d’affinités. ils sont arrivés de l'est allant vers le pays ou le soleil va se reposer..Ils ont même attendu que ceux qui poussaient les barques vers le soleil, reviennent après avoir butté sur l’océan vers "Achill Island". Les Dogues de Bordeaux furent heureux de retrouver ceux dont ils n'avaient pas pu suivre les pirogues à la nage.
Les Dogues découvrirent que leurs compagnons savaient, à présent, faire des voiles de lin. Ces voiles permettaient d'aller sur l'eau avec moins de fatigue . Ils ramenaient aussi les légendes du Christ chantée par des moines que Patrick, l'exilé, avait instruit du coté de "Clew Bay" sur une colline. Leurs chants étaient beaux.
Ah Mahomet, si tu avais été gagner à "Tours"!
Tu nous aurais fait échapper aux prêches d'Urbain II, aux Templiers. Il n'y aurait pas eu de révolution, pas d'Empire Français, pas de guerres coloniales. On serait, si bien, resté entre nous avec les Dogues de Bordeaux.
Mais les Dogues de Bordeaux n'ont pas honte. Ils ne regrettent rien, même pas d'être si peu nombreux . Je suis comme eux, inconscient, trop gentil sans repentir. Je dois perdre la mémoire de ceux qui peuplent les cimetières heureux...
