Souvenir, souvenir...
Un livre mal rangé dans la vitrine d'un libraire et voilà toute une période heureuse de ma jeunesse qui se bouscule dans ma mémoire. Ce sont d'abord les dates qui me posent des problèmes. Il y a si longtemps!
Mon premier voyage hors de France, c’est facile : Ce fut pour découvrir la Grande Bretagne et c'était l'année ou Elisabeth 2 devint la reine de "l'Empire Britannique". En 1952 j'avais 14 ans. Depuis cette époque, il y eut en moyenne un voyage par an à travers l' Europe.Seulement je ne me souviens pas des dates, ni des trajets.Pour la suède, j'ai voyagé en passant par Copenhague ou j’ai visité Tivoli avec un ami danois que j’avais connu en Angleterre. Puis après la suède,ce fut l’Allemagne, l’Italie, la suisse, la Grèce, l’Espagne… Mais dans quel ordre ?
j’ai connu l’auteur du livre de la vitrine l’année ou j’ai fait, par lui, la connaissance d’Ernest Hemingway.Cet ouvrage en vente à la librairie, il était en train de l'écrire lorsqu'il me le présenta à Valencia , en juillet.
C'était une année avant le suicide d'Heminway. Nous étions à la plazza Del toro de Valencia, pour une représentation de Domingin ou d’Ordonez. Hemingway et Gil-Albert devaient si rencontrer pour parler de République et de Tauromachie ce qu’ils aimaient l’un et l’autre.
Ils semblaient bien se connaître et depuis longtemps. Politiquement ils étaient du temps de la république..Depuis l’Amérique du sud avait été le refuge de Gil-Albert et son retour en Espagne n’avait été que tristesses et amertumes alors que le retours d’Hemingway qui redoutait le régime espagnol fut une simple péripétie.
J’avais été averti de la présence d’Hemingway par celui que j’appelais Don Juan,mais je ne savais pas que je serais placé entre ces deux hommes. A ma gauche il y avait Hemingway, à ma droite Gil-Albert. L’un répondit à mon anglais, te casses pas mon pot ! Je parle bien le français, t’as qu’à m’appeler Ernest !Et en guise de conversation, tous se passa au-dessus de ma tête avec pour thème excusif les exploits de l’arène...
Le torero n’avait pas leurs faveurs, Il n’était plus ce qu’il avait été. Ils furent outrés de voir partir une oreille du taureau.
C'était une année avant le suicide d'Heminway. Nous étions à la plazza Del toro de Valencia, pour une représentation de Domingin ou d’Ordonez. Hemingway et Gil-Albert devaient si rencontrer pour parler de République et de Tauromachie ce qu’ils aimaient l’un et l’autre.
Ils semblaient bien se connaître et depuis longtemps. Politiquement ils étaient du temps de la république..Depuis l’Amérique du sud avait été le refuge de Gil-Albert et son retour en Espagne n’avait été que tristesses et amertumes alors que le retours d’Hemingway qui redoutait le régime espagnol fut une simple péripétie.
J’avais été averti de la présence d’Hemingway par celui que j’appelais Don Juan,mais je ne savais pas que je serais placé entre ces deux hommes. A ma gauche il y avait Hemingway, à ma droite Gil-Albert. L’un répondit à mon anglais, te casses pas mon pot ! Je parle bien le français, t’as qu’à m’appeler Ernest !Et en guise de conversation, tous se passa au-dessus de ma tête avec pour thème excusif les exploits de l’arène...
Le torero n’avait pas leurs faveurs, Il n’était plus ce qu’il avait été. Ils furent outrés de voir partir une oreille du taureau.
