vendredi 7 septembre 2007

Luang Prabang


















Luang Prabang est une ville du Laos, douce, au parfum de fleurs, ce qui est rare à l'époque du gasoil. Seule La rue Sisavangvong et ses prolongements aux deux extrémités respirent à peine la pollution des villes de chef lieu. De cette voie centrale des venelles descendent doucement vers le Mekong et d'autres plus rares vers la rivière Khan. Ces petites rues, parfois restaurées avec l'aide de la France, sont des havres de paix pour des maisons qui peuvent, pour les plus grandes, servir de Guesthouse. Les bords de la Khan peu habités, permettent de belles photos sur les montagnes . La rive gauche du Mékong descendant est garnie de petits restaurants qui sont malheureusement moins habituels aux touristes que ceux de la rue Sisavanvong et pourtant l'imposante masse d'eau du fleuve entraîne dans sa descente vers Vientiane une couche d'air frais qui caresse doucement ceux qui sont sur ses bords. La rive droite, au loin, abrite quelques villages et des temples accessibles par « ferry ».
Lorsque j'ai quitté l'Auvergne, les connaisseurs disaient que cette année serait une année à girolle , et bien il en est de même à Luang Prabang. Manger une soupe aux Girolles sur les bords frais du Mékong est une manière agréable de rapprocher deux pays si lointain géographiquement l'un de l'autre. On trouve une guest house qui s’appelle « Bougna Souk » pour aider au rapprochement.
Bien sur il y a les palais, les théâtres, les musées et les temples à visiter, les chutes d'eaux, les villages ethniques, mais il y a également l'histoire des hommes à redécouvrir. Par exemple l'histoire d' Henri Mouhot mort au Laos d'une forte fièvre en novembre 1861 aprés avoir rendu à l'histoire la civilisation Khmer. Il repose à quelques kilomètres de la ville dans le village de Ban Phanon. Une nouvelle édition de son ouvrage « Voyage dans les royaumes de Siam, de Cambodge et de Laos » a été faite par les éditions Olizane.
Il est quand même dommage que la langue française ne soit plus entendue par les autochtones : 45000 visiteurs par an seraient anglophones, mais il y aurait 35000 visiteurs francophones qui doivent faire de la mauvaise repentance en essayant de parler l'anglais! Et pas un seul se plaint de voir remplacer les épices locales par du ketchup comme fond de sauces dans les gargotes à touristes. Parfois les fonds sonores eux sont de chansons françaises...
Bientôt, il va y avoir des courses de pirogues sur les rivières. Chaque embarcation, propulsée par une bonne quarantaine de rameurs, s'entraîne sur la Khan de 13 à 16 heures, longtemps avant la date retenue pour la course. Le spectacle final est d'habitude un événement très suivi dans tous le pays.

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